Icônes et dessins

17 janvier 2019

Carnet de commandes

Carnet de commandes

 

Bonjour... Voici la liste complète des dessins en cours de réalisation, comprenant les commandes ainsi que les icônes que j'ai écrit et que j'avais mis d'attente... Du travail pour un bon bout de temps donc mais leur réalisation avance tranquillement...

 

Commande de N. R.

Commande 1

 

Finalisées:

1 ND de la Salette

2 St Mutien Marie

3 St Nom de Jésus

4 Dormition Sainte Anne

5, 6, 7, 8, Les 4 évangélistes (4 icônes)

9, Dieu le St Esprit

10 portrait du Bx Edouard Poppe

11 Vierge du Pays de Retz

12- Croix de la Salette

13- Le Divin Coeur de Dieu le Père "englobant tous les coeurs"

14- Sainte Rita de Cascia

15-16 Les Colonnes de l'Eglise

17- L'Eucharistie (Christ prêtre)

18- St Joseph, gardien des cœurs de Jésus et de marie

19- Bienheureux Franz Jägestatter

20- Saint Raphaël Archange

21- La miséricorde Divine (Précieux Sang)

22- Saint François d'Aquitaine

23 Le Trône de la Justice

24- Sainte Quitterie d'Aire

25- Le Dépouillement de Saint François

26- Saint Didier

27- Bienheureux Isidore de Loor

28- Notre Dame de la Trinité

29- L'Ange au Sourire

30- Krist Roue ar Hollved (Le Christ Roi de l'Univers)

31- Apparition de la Salette

32- Icône des Saints Pauvres

33Marie Rose Mystique

34- Saint Joachim et Anne

35- Bienheureuse Isabelle de France

36- Notre Dame d'Aquitaine

37- Saint François et le Sultan (Version 2)

38- Saint Jean Paul II

 

En cours de réalisation

 

39- Saint Charbel MISE EN COULEURS EN COURS

40- Sainte Emeline MISE EN COULEURS EN COURS

41- Chemin de Croix (traditionnel) (Cadeau).

 

Commande 2

 

Finalisées

1- Icône de Dieu le Père (D'après Mère Eugenia Ravasio)

2- Icône du Jubilé Franciscain

3- Notre Dame de Schönstatt

4- Notre Dame de la Divine Miséricorde

5 - Miséricorde Divine (Précieux Sang)

6- Le Christ Libérateur

7- La Sainte Trinité (Hildegarde de Bingen)

8- Bienheureux Pacifique

9- Notre Dame d'Aquitaine

10- Saint Maximilien Kolbe

11- Les 7 archanges

12- Sainte Jeanne d'Arc

13- Bienheureux Pacifique (Version 2)

14- Notre Dame de la Pentecôte

15- Saint François Chantre de la Création

16- Les Saints Evêques de Bordeaux Delphin, Seurin et Amand

17- Bienheureux Jean Duns Scot

18- L'Arbre de Vie (Christ de Jelling)

19- Apparition de Saint Michel Archange à Saint Aubert

20- Le Saint Esprit (Détail de l'icône "Recevez le Saint Esprit")

(a) - Chemin de Croix Evangélique (en format 10/15)

21- Saint Edouard le Confesseur

22- Le songe de Saint Aubert

22- Saint Michel Archange

23Sainte Jacqueline d'Assise (Transitus de Saint François)

24- Saint François et les Lépreux

25- Notre Dame du Perpétuel Secours

27- Sant Padrig

28- Saint François au désert

29- Notre Dame des Peuples (Notre Dame des Cordeliers de Bordeaux)

30- Mère Trois Fois Admirable de Schoenstatt

31- La stigmatisation de Saint François d'Assise

32- La Trinité d'Amour

33- Saint François d'Assise à Greccio

34- Saintes Brigitte et Darlughadch de Kildare

En cours de réalisation

 

35- Marie qui défait les noeuds Couleurs posées

36- La Madonne del Sangue de Ré Couleurs posées

37- Les enfants Nantais MISE EN COULEURS EN COURS

38- Saint François de Sales MISE EN COULEURS EN COURS

39- Saint Martin de Tours MISE EN COULEURS EN COURS

40- Bienheureuse Adèle de Trenquelléon MISE EN COULEURS EN COURS 

 

En écriture

  

Cadeau: Notre Dame de Beauraing (Grande Taille (Finalisée)

 

Commande Mgr Raphaël Steck

 

1 La Dame de tous les Peuples (Grande taille A3) Mise en couleurs en cours

2 Jésus et Marie Madeleine (en cours d'écriture)

3 Le Saint Sacrement (Vision de Mgr Vachère)

4- Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus Sacristine (Grande taille A3 (en cours d'écriture)

 

Père Ontzlake Brown

 

St Evagre le Pontique et St Didyme l'Aveugle (En cours d'écriture)

 

Famille Franciscaine

 

La Dormition de St François (Franciscaines Missionnaires de Marie de Bordeaux).

Icône des 1ers Franciscains de France pour le Jubilé du 8e centenaire de l'arrivée des Frères en France (Organisation du Jubilé du 8e Centenaire).

Icônes pour les Fraternités Franciscaines de Tarbes, Dax, Pau, Bayonne, Orthez.

 

Saint François et le Sultan (Version 3)  Franciscaines Missionnaires de Marie de Bordeaux)

 

Icônes en écriture

 

Grandes Tailles A3

 

Les 7 allégresses de St Joseph

Vita de Saint Jean Paul II

Les Saints Patrons de l'AID

Sainte Rita de Cascia

Sainte Anne d'Auray

Les neuf Choeurs des Anges

 

Notre Dame de la Divine Providence

Notre Dame qui défait les épines

Saint Maximilien Kolbe

Vita de Saint François d'Assise

Vita de Sainte Claire d'Assise

Vita de Saint Martin

Vita de Saint Antoine de Padoue

Vita de Saint Maximilien Kolbe

Notre Dame des Cordeliers (Notre Dame del Popolo)

Les Trois Ordres Franciscains

 

Icône de Très grande Taille
(En dessus du format A3)

 

Toutes les icônes qui suivent sont déjà écrites depuis un bon moment déjà:

Dans l'ordre du niveau de réalisation

Bienheureuse Marguerite Bays (Finalisée a besoin de retouches)

Madonna dell'Arco (Finalisée, finitions)

ND de Lourdes (Retouches et finalisations)

 

Christ Roi de France

St Tarcisius

Ste Elisabeth de Hongrie

Saint Antoine de Padoue

Sainte Monique

 

Reine du Saint Rosaire de Pompéi

Notre Dame du St Secours

Les Trois Saints Coeurs Unis (Coeurs de Jésus, Marie, Joseph)

La Sainte Famille

Le Roi David dansant devant l'Arche d'Alliance

Saint Paul de la Croix

Saint Denys de Paris

Bx John Henry Newman

ND du Sacré Coeur

 

A propos des moyens de paiement

 

Pour faciliter les paiements des dessins, un système de paiement sécurisé, via Paypal, a été ouvert depuis le mois de mai 2017. Possibilité également de régler via la Western Union, par chèque et par mandat postal. Ayant eu assez régulièrement un certain nombre de mauvais payeurs, qui commandent les dessins et ne les règlent pas, les dessins devront donc dorénavant être réglés dès la commande.

 

 

Pour toutes commandes, vous pouvez me contacter soit par le biais de facebook sur la page publique d'Icônes et Dessins,

soit en me contactant par mail à franck.monvoisin.33@gmail.com

soit en me laissant un message par la section "contacter l'auteur", située tout en haut de la colonne gauche.

 

Mise à jour de la page, le 17 janvier 2019

Posté par fmonvoisin à 17:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


13 janvier 2019

Liste des dessins

Liste des dessins

(Pour les visionner cliquer sur les titres)

 

Chaque dessin représente plusieurs heures parfois même plusieurs jours de travail. Ces dessins sont faits dans le silence, la prière et la louange. Ils sont l'expression de ma prière et de ma méditation. Je ne place plus désormais dans cette liste que les nouveaux réalisés, car le nombre de dessins présent est assez conséquent... Tous sont vendus... Ceux présents ci après peuvent toujours etre refaits...

 

1- Dessins

 

 Dessins du Seigneur

 

Pour visualiser les dessins, cliquer sur les titres

 

1-Dieu le Père, (D'après Mère Eugenia E. Ravasio)

2- Dieu le Père, Visage

3-La Sainte Face de Jésus

4- La Nouvelle Alliance de la Miséricorde (grande taille)

5- 

 

Dessins de la Vierge Marie

 

1-

 

 

Dessins des Saints

 

1-Le coeur très chaste de Saint Joseph

2- Bienheureux Edouard Poppe NOUVEAU

3- Le Vénérable Léon Papin Dupont NOUVEAU

4-

 

 


Dessins Franciscains

 

1- Sainte Claire d'Assise

2- Notre Dame de la Trinité

3- Bienheureuse Marie de la Passion

4- 

 2- Icones

 

- Icônes du Seigneur

 

1- La plaie de l'épaule du Seigneur

2- La Trinité de Sainte Hildegarde de Bingen

3- La Sainte Trinité

4- Le Christ de la Miséricorde Divine

5- Le Saint Nom du Seigneur

6- Dieu le Père (D'après Mère Eugénia Ravasio)

7- La Présence de Dieu

8- Le Coeur Miséricordieux de Jésus

9- Setu Den! (Voici l'Homme)

10- Furnezh Doué (La Divine Sagesse)

11- Le Divin Coeur de Dieu le Père englobant tous les coeurs

12- L'Arbre de Vie (Grande taille)

13- Le Saint Esprit NOUVEAU

14- Le Saint Nom de Jésus NOUVEAU

15- Le Christ Prêtre NOUVEAU

16- Dieu le Père (d'après Mère Eugenia Ravasio) NOUVEAU

17- Le Trône de Justice NOUVEAU

18- La Miséricorde Divine (Précieux Sang) NOUVEAU

19- L'Adoration de l'Agneau Mystique NOUVEAU

20- Le Christ Libérateur NOUVEAU

21- La Sainte Trinité (Vision de Sainte Hildegarde de Bingen) NOUVEAU

22- "Recevez le Saint Esprit"  NOUVEAU

23- Le Chemin de Croix Evangélique  NOUVEAU

24- 

 

Icônes Mariales

 

1- Notre Dame de Lourdes

2- La Vierge des Pauvres de Banneux

3- Apparition de Notre Dame de Lourdes

4- Marie, Mère du Divin Amour

5- La Vierge de Prague

6- Notre Dame du Mont Carmel

7- Notre Dame du Sacré Coeur

8- Notre Dame du Refuge

9- Icône de la Vierge Africaine

10- Notre Dame de Clarté

11- Notre Dame de Rocamadour

12- Notre Dame du Saint Esprit

13- Notre Dame du Silence

14- La Vierge de Saint Luc

15- Marie, Mère du Bel Amour

16- Dimeziñ ar Mamm di Doué (Le mariage de la Mère de Dieu)

17- Notre Dame de Beauraing

18- Notre Dame de Banneux

19- Madonne de Stalingrad

20- Notre Dame des Prêtres (Grande taille)

21- Notre Dame de Condat

22- Notre Dame de la Salette NOUVEAU

23- Apparition de Notre Dame de la Salette NOUVEAU

24- Croix de Notre Dame de la Salette NOUVEAU

25- Notre Dame de la Pentecôte NOUVEAU

26- Notre Dame de Fatima NOUVEAU

27- Marie Mère de la Miséricorde Divine NOUVEAU

28- Notre Dame d'Aquitaine NOUVEAU

29- Notre Dame de la Trinité NOUVEAU

30- La Vierge au Coeur d'Or (Grande Taille) NOUVEAU

31- Notre Dame du Perpétuel Secours  NOUVEAU

32- Rosa Mystica NOUVEAU

33- Mère Trois Fois Admirable de Schoenstatt  NOUVEAU

34- Notre Dame de la Garrigue  NOUVEAU

35- Marie qui défait les noeuds NOUVEAU

36- La Madonne del Sangue NOUVEAU

37- 

 

Icônes des Saints

 

1- La Vie Communautaire

2- Saint Joseph "Anima Mea"

3- Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

4- Saint Remacle

5- Saint Jean Paul II 

6- Bienheureux Paul VI

7- Les deux colonnes de l'Eglise

8- Saint Abbé Julio

9- Monseigneur Vilatte

10- Saint Abbé Julio (grande taille)

11- Saint Charbel Makkhlouf

12- Saint Matthieu

13- Saint Luc

14- Saint Marc

15- Saint Jean

16- Sainte Maria Goretti

18- Bienheureux Charles de Foucauld (Grande Taille)

19- Sainte Marie-Madeleine (Grande Taille)

20- Saint Jude Thaddée (Grande Taille)

21- Saints Louis et Zélie Martin (Grande Taille)

22- Bienheureux Pier Gorgio Frassatti (Grande Taille)

23- Sainte Philomène I (Grande Taille)

24- Sainte Philomène II (Grande Taille)

25- Origène d'Alexandrie

26- Saint Mutien-Marie de Malonne

27- Saint Joseph, Gardien des Coeurs de Jésus et de Marie

28- Sainte Rita de Cascia

29- L'Ange Protecteur de Gazinet NOUVEAU

30- Sainte Quitterie d'Aire NOUVEAU

31- Sainte Sylvie de Rome NOUVEAU

32- Saint Didier NOUVEAU

33- Les 7 Archanges NOUVEAU

34- Bienheureux Isidore de Loor NOUVEAU

35- L'Ange au Sourire NOUVEAU

36- Sainte Jeanne d'Arc NOUVEAU

37- Les Trois Saints Evêques de Bordeaux  NOUVEAU

38- Les Saints Pauvres  NOUVEAU

39- Saint Edouard le Confesseur  NOUVEAU

40- Le songe de Saint Aubert  NOUVEAU

41- Saint Pey Berland et Notre Dame d'Aquitaine (Petite Taille)  NOUVEAU

42- Saint Raphaël Archange  NOUVEAU

43- Saint Jean Paul II  NOUVEAU

44- Les Neuf Choeurs des Anges (Grande Taille)

45- Saint Pey Berland et Notre Dame d'Aquitaine (Grande Taille)

46- Père Jacques Hamel

47- Bienheureuse Adèle de Trenquelléon

48- 


Icônes Franciscaines

 

1- La Dormition de Saint François (D'après Giotto)

2- Saint François et Saint Pio

3- Saint François et le Crucifié

4- Saint François et le sultan

5- Saint François au Sacro Speco

6- Saint Maximilien Kolbe

7- Saint Jean XXIII

8- Sainte Claire et Saint Yves

9- Saint Bonaventure

10- Sainte Elisabeth de Hongrie

11- Saint François d'Assise, Patron des animaux (Grande Taille)

12- Le Transitus de Saint François (Grande Taille)

13- Icône Laudato Si (Grande Taille)

14- Saint Lucchese et Bona Dona (Grande Taille)

15- Saint Jean-Marie Vianney (Grande Taille)

16- Saint François d'Assise (D'après Cimabue)

17-18 -Icônes du Jubilé Franciscain

19- Les premiers Franciscains de France

20- Bienheureux Franz Jägestatter

21- Saint François d'Aquitaine (petite Taille)

22- Saint François d'Aquitaine (Grande Taille)

23- Bienheureuse Marie Céline de la Présentation 

24- Le Dépouillement de Saint François 

25- Bienheureuse Marie-Céline de la Présentation (Version 1) Grande Taille 

26- Bienheureux Pacifique

27- Bienheureux Pacifique 2

28- Saint Maximilien Kolbe

29- La Vie des Frères Mineurs (Règle de Saint François)

30- Les Premiers Franciscains de France (Grande Taille)

31- Notre Dame des Cordeliers de Bordeaux (Grande Taille)

32- Saint Maximilien Kolbe (Grande taille)

33- Bienheureux Jean Duns Scot

34- Saint François d'Assise "Chantre de la Création" 

35- Le Transitus de Saint François NOUVEAU

36- Saint François au désert NOUVEAU

37- Saint François et les lépreux NOUVEAU

38- Bienheureuse Isabelle de France  NOUVEAU

39- La stigmatisation de Saint François NOUVEAU

40- Saint François et le Sultan (Version 2)  NOUVEAU

41- Saint François et le sultan (Version 3)  NOUVEAU

42- Saint François d'Assise à Greccio  NOUVEAU

43- Bienheureux Raymond Lulle

44- Saint Bonaventure

45- Saint François et les oiseaux

46- Icône Laudato Si (2e version) (Grande Taille)

47- 

 

Icônes Celtes et Bretonnes

 

1- Croix Celtique

2- La Trinité Celte

3- Saint Joseph d'Arimathie 

4- Santez Anna, Mamm di Mamm di Doué

5- Saint Yves

6- Intron Santez Anna

7- Sant Yann Divotoù (Saint jean le Déchaussé)

8- Distro Saint Paol ouzh Doué (La Conversion de Saint Paul)

9- Sant Loeiz-Varia Grignion ar Moñforzh (Saint Louis-Marie Grignion de Monfort) 

10- Trugarezek evel an Tad

11- Sant Yoakim (Saint Joachim) 

12- Varia Tron ar Furnezh

13- Intron Varia ar Azvent

14- Santel Patromez ar Breizh

15- Intron-Varia ar Virtuzioù

16- Dimeziñ ar Mamm di Doué (Le Mariage de la Mère de Dieu)

17- Setu Den (Voici l'Homme)

18-  Sant Koulman

19- Kouskedigezh d'ar Intron-Santez Anna (La Dormition de Sainte Anne)

20- Gouel ar Steredenn

21- Kalonoù Unanet ar Jezus ha Varia

22- Saint Joseph qui dort

23-Krist Roue ar Hollved (Le Christ roi de l'Univers)

24- L'Arbre de Vie (Christ de Jelling)  NOUVEAU

25- Saint Michel Archange  NOUVEAU

26- Sant Padrig  NOUVEAU

27- Santez Anna ha Sant Yoakim  NOUVEAU

28- Santez Treinded  NOUVEAU

29- Saintes Brigitte et Darlughdach de Kildare  NOUVEAU

30- Sant Koulman ar Bobbio NOUVEAU

31- 

 

Les dessins disponibles sont réalisés en format A4, (petite taille) pour le prix de 30 euros (frais de port et d'envoi compris), et en format A3 (grande taille) pour le prix de 75 euros (frais de port et d'envoi non inclus). Ils peuvent aussi être réalisés en d'autres formats, me contacter pour cela. (Prix a débattre selon la taille).

 

Réalisation de vos portraits

 

Sur demande, je peux aussi réaliser les portraits que vous désirez, comme par exemple ceux de mon grand Père, Claude Drouin, ou encore de mon père. Me contacter pour plus d'informations.

 

 

Vous désirez acquérir ou commander un dessin présent dans cette liste,

vous désireriez un autre dessin que ceux que je viens de vous présenter (saints patrons, icônes, portaits, etc...)

 

Vous pouvez me contacter

 

Soit par le biais de la Page facebook d'Icônes et Dessins,

 soit en me laissant un message dans l'espace "contactez l'auteur" situé en haut de la colonne de gauche

soit par mail à franck.monvoisin.33@gmail.com.

 

Dernière mise à jour de la page, le 13 janvier 2019

 

Posté par fmonvoisin à 15:57 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

03 janvier 2019

Saint Jean Paul II

St Jean Paul II-1

Saint Jean Paul II

Réalisation janvier 2019

Icône disponible sur demande

 

Saint Jean Paul II

 

Karol Józef Wojtyła, devenu Jean-Paul II à son élection au siège apostolique d'octobre 1978, est né le 18 mai 1920 à Wadowice, petite ville située à 50 km de Cracovie. Il est le plus jeune des trois enfants de Karol Wojtyła et d'Emilie Kaczorowska. Sa mère mourut en 1929. Il a alors neuf ans. Son frère aîné Edmund, qui fut médecin, est décédé en 1932, leur père, ancien sous-officier, en 1941. Leur sœur Olga était décédée avant sa naissance.

Il fut baptisé le 20 juin 1920, dans l'église paroissiale de Wadowice, fit sa Première Communion à 9 ans et reçut la Confirmation à 18 ans. Conclues ses études secondaires près l'Ecole Marcin Wadowita de Wadowice, il s'inscrit en 1938 à l'Université Jagellon de Cracovie et à un cours de théâtre.

L'Université ayant été fermée en 1939 par l'occupant nazi, le jeune Karol dut travailler sur un chantier de l'usine chimique Solvay afin de gagner sa vie et d'échapper à la déportation en Allemagne.
A compter de 1942, ressentant sa vocation au sacerdoce, il suivit les cours de formation du séminaire clandestin de Cracovie. Il fut à la même époque l'un des promoteurs du Théâtre Rapsodique, lui aussi clandestin.

Après la Seconde Guerre Mondiale, il poursuivit ses études au Grand Séminaire de Cracovie, mais également à la Faculté de théologie de l'Université Jagellon, jusqu'à son ordination sacerdotale survenue à Cracovie le 1er novembre 1946 des mains du Cardinal Adam Stefan Sapieha. Il fut ensuite envoyé à Rome par le Cardinal Sapieha et poursuivit ses études doctorales sous la direction du Dominicain français, le père Garrigou Lagrange. Il soutint en 1948 sa thèse en théologie consacrée à la Foi dans l'œuvre de saint Jean de la Croix. Durant ce séjour romain, il occupa son temps libre pour exercer son ministère pastoral auprès des émigrés polonais de France, de Belgique et des Pays-Bas.

Il rentra en 1948 en Pologne pour être vicaire en diverses paroisses de Cracovie et Aumônier des étudiants jusqu'en 1951 lorsqu'il reprit ses études philosophiques et théologiques. En 1953, il soutint près l'Université catholique de Lublin une thèse intitulée "Mise en valeur de la possibilité de fonder une éthique catholique sur la base du système éthique de Max Scheler". Il accéda ensuite à l'enseignement professoral de la théologie morale et d'éthique sociale au Grand Séminaire de Cracovie et à la Faculté de théologie de Lublin.

Le 4 juillet 1958, Pie XII le nomma Evêque titulaire de Ombi et auxiliaire de Cracovie et, le 28 septembre suivant, il reçut la consécration épiscopale des mains de l'Archevêque Eugeniusz Baziak, en la cathédrale du Wawel à Cracovie.
Le 13 janvier 1964, il fut nommé Archevêque de Cracovie par Paul VI qui, le 26 juin 1967, l'éleva au cardinalat.

Après avoir participé au Concile Vatican II (1962-1965), où il offrit notamment une importante contribution à l'élaboration de la constitution Gaudium et spes, le Cardinal Wojtyła prit part à toutes les assemblées du Synode des Evêques.

Au cours du second Conclave de 1978, il fut élu Pape par les Cardinaux le 16 octobre et prit le nom de Jean-Paul II. Le 22 octobre, Jour du Seigneur, il entamait solennellement son ministère pétrinien de 264ème successeur de l'Apôtre Pierre. Son pontificat de près de 27 années allait être l'un des plus longs de l'histoire de l'Eglise.

Jean-Paul II est décédé au Vatican le 2 avril 2005 à 21h37, tandis qu'on entrait déjà dans le Jour du Seigneur, Octave de Pâques et Dimanche de la Divine Miséricorde. Les funérailles de Jean-Paul II se sont déroulées le 8 avril 2005, alors que depuis son décès plus de trois millions de fidèles étaient venus à Rome saluer sa dépouille, attendant jusqu'à 24 heures avant d'entrer dans la Basilique Saint Pierre.

Le 28 avril, le nouveau Pape Benoît XVI a accordé la dispense des 5 années après la mort, pour l'ouverture de la Cause en béatification de Jean-Paul II. La procédure canonique a été ouverte le 28 juin suivant par le Cardinal Camillo Ruini, Vicaire général pour le diocèse de Rome. Il a été canonisé le 27 avril 2014.

 

Prière

Entends ma voix, Seigneur

 

Entends ma voix, Seigneur, car c'est celle des victimes de toutes les guerres et de toutes les violences entre les individus et les peuples.

Entends ma voix, car c'est celle de tous les enfants qui souffrent et qui souffriront tant que les gens mettront leur confiance dans les armes et la guerre.

Entends ma voix, quand je te prie d'insuffler dans le coeur de tous les humains la sagesse de la paix, la force de la justice et la joie de l'amitié.

Entends ma voix, car je te parle pour les multitudes qui, dans tous les pays et en tous les temps, ne veulent pas la guerre et sont prêtes à parcourir la route de la paix.

Entends ma voix et donne-nous la force de savoir répondre toujours à la haine par l'amour, à l'injustice par un total engagement pour la justice, à la misère par le partage.

Entends ma voix, ô Dieu, et accorde au monde, spécialement au Moyen-Orient, ta paix éternelle. Amen. (St Jean Paul II)

 

Film

"Karol, le combat d'un Pape"

 

 

Posté par fmonvoisin à 18:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Sainte Brigitte et Darlughdach de Kildare

Stes Brigitte et Darlughdac de Kildare

Sainte Brigitte et Darlughdach de Kildare

Réalisation janvier 2019

Icône disponible sur demande

 

Sainte Brigitte et Darlughdach de Kildare

 

Dans la période pré-chrétienne de l'histoire celtique, Brigid était l'une des déesses les plus aimées. Chaque soleil et chaque lune, elle garantissait la fertilité des champs, des moutons, des vaches et des mères humaines ; et elle protégeait tous les plans d'eau. Son symbole principal était un feu perpétuel, représentant la sagesse, la poésie, la guérison, la thérapie, la métallurgie et le foyer.

Sainte Brigitte (Bridget, Bride, Efraid) est la plus célèbres des saintes d’Irlande. Elle a été vénérée pour sa charité, ses miracles et son hospitalité somptueuse. Certains auteurs partent du principe qu'elle pourrait avoir commencé sa vie en comme dernière grande prêtresse de la déesse Brigid. Une telle autorité antérieure aiderait à expliquer pourquoi, dans certaines de ses « vies », Saint Mel, évêque d’Ardagh, l’aurait ordonnée comme évêque. Interrogé à ce sujet, saint Mel répondit qu'elle serait la seule des abbesses de Kildare à devenir évêque. Mais ses successeurs continuèrent à bénéficier du titre l'évêque. Les autres évêques irlandais s’asseyaient aux pieds des successeurs de Brigid, jusqu'à ce que le synode de Kells mette un terme à cette coutume en 1152.

Le double monastère de Brigid à Kildare fut construit sur un ancien temple de la déesse. Double monastère car il y avait une communauté d’hommes et de femmes. Les sœurs y ont entretenu un feu perpétuel à la mémoire de leur sainte mère jusqu'en 1540, année où le saccage des monastères par les armées anglaises d’Henri VIII vit les sœurs contraintes de prendre l’exil. En 1993, deux soeurs Brigidine sont revenues à Kildare et y ont rallumé le feu, qui brûle encore de nos jours, au centre de spiritualité celtique qu'elles y ont établi.

Brigitte est l'un des nombreux saints celtes ayant insisté sur le fait que l’élément essentiel de la vie spirituelle est d'avoir une âme soeur (anam cara). Son âme soeur fut la jeune soeur Darlughdach qui partageait sa cellule. Elle avait été autrefois son ambassadrice auprès du roi pictish Nechtan.

Nous lisons dans la biographie de Sainte Brigitte écrite par le moine Ultan d’Ardbraccan, moine à Kildare, que Darlughdach, la préférée de Brigitte, était un jour tombée amoureuse d'un jeune homme. Un soir, dans l'espoir de le rencontrer, elle s'échappa furtivement du lit dans lequel elle dormait. Cependant, reconnaissant son péril spirituel, elle pria pour obtenir des conseils, puis, elle plaça des braises ardentes dans ses chaussures et les mit à ses pieds. « Ainsi, par le feu, écrivait Ultan, elle a éteint le feu et la douleur éteinte par la douleur ». Elle retourna ensuite dans son lit. Brigitte faisant semblant de dormir, était au courant du départ de Darlugdach. Le lendemain, Darlugdach lui raconta l'expérience de la nuit précédente. Brigid la rassura sur le fait qu'elle était maintenant à l'abri du feu de la passion et du feu de l'enfer dans le futur, puis elle guéri ses pieds.

Quand Brigid lui dit qu'elle s'attendait à mourir bientôt, Darlughdach supplie alors qu'il lui soit accordée la grâce de mourir en même temps qu’elle. Brigitte lui répondit qu'elle survivrait un an et lui succéderait comme abbesse et qu’après cela, elles seraient réunies au paradis. Brigitte entra dans la vie le 1er février 525 le 1er février, date de la fête annuelle de la déesse Brigid, Imbolic. Puis, comme prophétisé, Darlughdach mourut décédé exactement un an plus tard.

Sur l’icône, les deux Saintes sont habillé de la tunique blanche, portée par les moniales celtes et par les druidesses qui les ont précédées. Le feu étant le symbole de la Sophia (Sagesse), le mandala sur la poitrine des saintes contient une flamme et un visage du Christ évoquant le Livre de Kells. Cela représente le Christ qui est la Sagesse Divine, dont l'Amour divin les enflamme, les consume. Il est le lien qui les unit et un don qu'ils accordent. Les trois flammes au-dessus d’eux symbolisent en premier temps, les trois personnes de la Sainte Trinité, mais en second temps, elle rappellent également que Brigid, pré-chrétienne, était une triple déesse dont le flambeau représentait les feux spirituels de la poésie, de la guérison et de la métallurgie.


Les Saintes Brigitte et Darlughdach sont fêtées le 1er février.

 

(D'après un texte traduit de l'anglais extrait du site www.trinitystores.com)

29 décembre 2018

Saint François d'Assise à Greccio

Greccio-002

Saint François d'Assise à Greccio

Réalisation décembre 2018

Icône disponible sur demande

 

 

Greccio-004

 

 

Criez de joie pour Dieu qui nous sauve,

accueillez par vos chants le Seigneur, le Dieu vivant.

Car il est le Seigneur, le redoutable, le Très-Haut,

le Puissant, le Roi de l'univers.

Il est notre Père très saint, notre Roi,

qui dès avant la création du monde,

envoya du ciel son Fils bien-aimé

Jésus qui est né de la Vierge Marie.

Il invoque Dieu en disant: " Tu es mon Père ",

et Dieu dit: " J'établirai mon Premier-né

au-dessus de tous les rois de la terre ! "

En ce jour le Seigneur Dieu a envoyé sa grâce,

la nuit a retenti de sa louange.

Voici le jour que le Seigneur a fait,

jour de triomphe et jour de joie.

Car un enfant nous est donné,

il est né pour nous, pèlerin sur la route,

nulle chambre pour l'héberger,

il est né dans une crèche.

Gloire à Dieu au plus haut des cieux,

et paix sur terre aux hommes qu'il aime.

Que les cieux se réjouissent et que la terre exulte,

que jubile la mer avec ses habitants,

que fleurissent les plaines et chantent les forêts !

Chantez-lui un cantique nouveau,

chantez le Seigneur, terre entière !

Car le Seigneur est grand et digne de louange,

devant lui disparaissent toutes les idoles.

Peuples païens, reconnaissez le Seigneur,

rendez-lui honneur et louange,

reconnaissez la gloire de son nom.

Faites don de vous-mêmes

et vous aussi portez sa croix,

obéissez jusqu'au bout à ses commandements.

 

(Psaume n°15 du Psautier de Saint François d'Assise, appelé aussi Office de la Passion)

 

Greccio-003

 

 

François d’Assise invente la crèche de Noël

 

 

C’est en effet François d’Assise qui créa la première crèche que tu retrouves souvent sous l’arbre de Noël. Voici donc cette belle histoire…

 

Nous sommes en 1223 et François se trouvait à Greccio, une ville de l’Italie. Il dit à l’un de ses amis, qui avait mis à la disposition des frères une grotte dans la montagne: « Je veux célébrer Noël avec toi, cette année, dans la grotte. Tu y installeras une mangeoire pleine de foin. Fais venir un bœuf et un âne. Il faut que cela ressemble à la crèche où est né Jésus ».

 

Et tous les habitants de la ville vinrent entourer les frères et assister à la Messe de Minuit. Ils étaient si nombreux, avec leurs cierges et leurs lanternes, que le bois était éclairé comme en plein jour. La Messe fut dite au-dessus de la mangeoire qui servait d’autel.

 

La légende raconte que tout à coup, l’ami de saint François vit un petit enfant étendu dans la mangeoire. Il avait l’air endormi…Et François s’approcha, prit l’enfant tendrement dans ses bras. Puis le petit bébé s’éveilla, sourit à François, caressa ses joues et saisit sa barbe dans ses petites mains !

 

Et cet ami comprit que Jésus avait semblé endormi dans le cœur des humains et que c’est François qui l’avait réveillé par sa parole et par ses exemples.

 

François, qui assistait le prêtre à l’autel en qualité de diacre, parla si bien à la foule de la naissance de Jésus et de ce que veut dire Noël que tous furent remplis d’une grande joie.

 

L’année suivante, les habitants de Greccio avaient raconté avec tant d’admiration les merveilles de cette belle nuit de Noël que, un peu partout, on se mit à reconstituer, dans des grottes ou des étables, la scène touchante de la naissance de Jésus.

 

Et c’est pourquoi maintenant, nous avons partout des crèches à Noël; on dit même que le mot vient du nom de la ville de Greccio.
Ville de Greccio
Alors, avec François d’Assise, nous te souhaitons beaucoup de paix et de joie. Et surtout découvre le vrai sens de la fête de Noël, tu en seras plus heureux et rempli de bonheur !

 

(Texte de l’Abbé Jean Pihan, « Saint François d’Assise », éd. Fleurus, 1952, adapté par Richard Chartier, ofs, du Service d’animation franciscaine en milieu scolaire (SAFMS), Les Franciscains du Québec, décembre 2000).

 

 

48419207_10216048344754956_2856092009901326336_n

 

 

Saint François à Greccio dans les Sources Franciscaines

 

 

Comment François monta une crèche, un jour de Noël

Vita Prima de Thomas de Celano, Chapitre 30

 

Son idéal bien arrêté, son désir le plus ardent, sa volonté la plus ferme étaient d’observer le saint Evangile, d’en observer tous les points, et en toute circonstance, de se conformer parfaitement, avec zèle, application, élan et ferveur, à la doctrine de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et d’imiter ses exemples. Il évoquait ses paroles dans une méditation assidue et entretenait par une profonde contemplation le souvenir de ses actes. Deux sujets surtout l’empoignaient tellement qu’il pouvait à peine penser à autre chose : l’humilité manifestée par l’Incarnation, et l’amour manifesté par la Passion.

C’est pourquoi je veux conserver pieusement le souvenir de ce qu’il fit à Greccio un jour de Noël, trois ans avant sa mort. Il y avait dans cette province un homme appelé Jean, de bonne renommée, de vie meilleure encore, et le bienheureux François l’aimait beaucoup parce que, malgré son haut lignage et ses importantes charges, il n’accordait aucune valeur à la noblesse du sang et désirait acquérir celle de l’âme. Une quinzaine de jours avant Noël, François le fit appeler comme il le faisait souvent. « Si tu veux bien, lui dit-il, célébrons à Greccio la prochaine fête du Seigneur ; pars dès maintenant et occupe-toi des préparatifs que je vais t’indiquer. Je veux évoquer en effet le souvenir de l’Enfant qui naquit à Bethléem et de tous les désagréments qu’il endura dès son enfance ; je veux le voir, de mes yeux de chair , tel qu’il était, couché dans une mangeoire et dormant sur le foin, entre un bœuf et un âne .» L’ami fidèle courut en toute hâte préparer au village en question ce qu’avait demandé le saint.

Le jour de joie arriva, le temps de l’allégresse commença. On convoqua les frères de plusieurs couvents des environs. Hommes et femmes, les gens du pays, l’âme en fête, préparèrent, chacun selon ses possibilités, des torches et des cierges pour rendre lumineuse cette nuit qui vit se lever l’Astre étincelant éclairant tous les siècles. En arrivant, le saint vit que tout était prêt et se réjouit fort. On avait apporté une mangeoire et du foin, on avait amené un âne et un bœuf. Là vraiment la simplicité était à l’honneur, c’était le triomphe de la pauvreté, la meilleure leçon d’humilité ; Greccio était devenu un nouveau Bethléem. La nuit se fit aussi lumineuse que le jour et aussi délicieuse pour les animaux que pour les hommes. Les foules accoururent, et le renouvellement du mystère renouvela leurs motifs de joie. Les bois retentissaient de chants, et les montagnes en répercutaient les joyeux échos. Les frères chantaient les louanges du Seigneur, et toute la nuit se passa dans la joie. Le saint passa la veillée debout devant la crèche, brisé de compassion, rempli d’une indicible joie. Enfin l’on célébra la messe sur la mangeoire comme autel , et le prêtre qui célébra ressentit une piété jamais éprouvée jusqu’alors.

François revêtit la dalmatique, car il était diacre , et chanta l’Evangile d’une voix sonore. Sa voix vibrante et douce, claire et sonore, invitait tous les assistants aux plus hautes joies. Il prêcha ensuite au peuple et trouva des mots doux comme le miel pour parler de la naissance du pauvre Roi et de la petite ville de Bethléem. Parlant du Christ Jésus, il l’appelait avec beaucoup de tendresse « l’enfant de Bethléem », et il clamait ce « Bethléem » qui se prolongeait comme un bêlement d’agneau , il faisait passer par sa bouche toute sa voix et tout son amour. On pouvait croire, lorsqu’il disait « Jésus » ou « enfant de Bethléem » qu’il se passait la langue sur les lèvres comme pour savourer la douceur de ces mots.

Au nombre des grâces prodiguées par le Seigneur en ce lieu, on peut compter la vision admirable dont un homme de grande vertu reçut alors la faveur. Il aperçut couché dans la mangeoire un petit enfant immobile que l’approche du saint parut tirer du sommeil. Cette vision échut vraiment bien à propos, car l’Enfant-Jésus était, de fait, endormi dans l’oubli au fond de bien des cœurs jusqu’au jour où, par son serviteur François, son souvenir fut ranimé et imprimé de façon indélébile dans les mémoires. Après la clôture des solennités de la nuit, chacun rentra chez soi, plein d’allégresse.

On conserva du foin de la crèche « afin que Yahweh guérisse le bétail, si grande est sa miséricorde » ! En effet, beaucoup d’animaux de la région, atteints de diverses maladies, mangèrent de ce foin et furent guéris. Bien mieux, des femmes qui, au cours d’enfantements laborieux et pénibles, se munirent de quelques brins, accouchèrent heureusement. Des foules d’hommes et de femmes purent de la même façon recouvrer la santé.

La crèche est devenue un temple consacré au Seigneur  ; sur l’emplacement de la mangeoire, un autel est construit en l’honneur du bienheureux Père François, afin que là où des animaux ont autrefois mangé leur nourriture composée de foin, les hommes mangent désormais, pour la santé de leur âme et de leur corps, la chair de l’Agneau sans tache, Jésus-Christ Notre Seigneur, qui, dans son immense et ineffable amour, se donna lui-même à nous, lui qui vit et règne éternellement glorieux avec le Père et le Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles. Amen. Alleluia, Alleluia !

 

48910559_10216048341834883_6857724395478056960_n

 

Legenda Major de Saint Bonaventure (10, 7)

 

Trois ans avant sa mort, il décida de célébrer avec le plus de solennité possible, près de Greccio, le souvenir de la Nativité de l’Enfant Jésus, afin d’augmenter la dévotion des habitants. Mais pour que ce projet ne pût être appelé révolutionnaire, il en demanda au Souverain Pontife et en obtint la permission. Il fit préparer une mangeoire, apporter du foin, amener un bœuf et un âne. On convoqua les frères, la foule accourut, la forêt retentit de leurs chants, et cette nuit vénérable revêtit splendeur et solennité, à la clarté des torches étincelantes et au son des cantiques résonnant haut et clair. L’homme de Dieu, debout près de la crèche et rempli de piété, ruisselait de larmes et débordait de joie. La messe fut célébrée sur la mangeoire comme autel et François qui était diacre chanta le saint Évangile, puis prêcha au peuple rassemblé la naissance du pauvre Roi qu’il nommait avec tendresse et amour l’Enfant de Bethléem. Le seigneur Jean de Greccio, chevalier vertueux et loyal qui avait quitté les armées des princes de la terre par amour pour le Christ, et qu’une étroite amitié liait à l’homme de Dieu, affirma qu’il avait vu un enfant très beau qui reposait dans la crèche et qui parut s’éveiller lorsque le bienheureux Père François le prit entre ses bras. Cette vision est suffisamment accréditée par la sainteté du pieux chevalier, mais elle est confirmée aussi par la vérité qu’elle exprime et par les miracles qui suivirent. L’exemple de François offert au monde réveilla en effet les âmes qui s’endormaient dans leur foi au Christ, et le foin de la crèche, conservé par le peuple, servit de remède pour les animaux malades et de préservatif contre toutes sortes de pestes : Dieu glorifiait en tout son serviteur et prouvait par des miracles évidents la puissance de ses prières et de sa sainteté.

 

(Textes provenant du Totum Franciscain "Saint François d'Assise, Documents", traduction de Damien Vorreux, aux Editions Franciscaines, Paris 1962)

 


19 décembre 2018

Gouel ar steredenn

 

IMG_20181219_112836

 Gouel ar Steredenn

"L'Epiphanie"

Réalisation janvier 2017

Disponible sur commande

 

"Reo gwelet on-eus e steredenn e bro ar zao-heol he deuet on de adori" (Sant Vaze 2, 2)

"Nous avons vu son étoile depuis l'Orient et nous sommes venus l'adorer" (Saint Matthieu 2, 2)

 

Page mise à jour, le 19 décembre 2018

13 décembre 2018

La Trinité Celte

Trinité Celtique

La Trinité Celte

Réalisation au mois d'avril 2015

 

Ste Trinité

 

L'Amour Miséricordieux

Réalisation Décembre 2018

 

Ces icônes sont disponibles sur demande

 

Page mise à jour le 13 décembre 2018

Posté par fmonvoisin à 17:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Saint François et le sultan

 Saint François et le sultan

 

Saint François et le sultan

Version 1

Réalisation septembre 2015

 

 

St François et le sultan 2

 

Version 2

Novembre 2018

 

St François et le Sultan V

 

Version 3

Décembre 2018

 

 

La Rencontre de Saint François et du Sultan dans les Sources Franciscaines

 

 

1- Dans la Vita Prima de Thomas de Celano, chapitre 20

 

Désir du martyre. Voyages en Espagne et en Syrie. Comment Dieu, par son intervention, tira d’affaire les matelots en multipliant les vivres.

 

Brûlant d’amour pour Dieu, le bienheureux Père François voulait toujours se lancer en de grandes aventures, et son grand cœur ambitionnait d’atteindre, en suivant le chemin des volontés de Dieu, le sommet de la perfection. La sixième année qui suivit sa conversion , brûlant de désir pour le martyre, il résolut de passer en Syrie pour prêcher la foi chrétienne et la pénitence aux Sarrasins et autres infidèles. Il embarqua donc, mais les vents leur furent contraires et il se retrouva sur les côtes d’Esclavonie avec tous les passagers ; ses grands espoirs étaient trompés.

Il attendit quelque temps, puis, comme il n’était plus possible cette année-là de gagner la Syrie, il trouva un équipage qui allait appareiller pour Ancône et sollicita d’être pris à bord. Mais il n’avait pas de quoi payer ; les matelots refusèrent catégoriquement. Le saint, alors, s’en remettant complètement à la bonté de Dieu, se glissa subrepticement dans le navire avec son compagnon. La Providence veillait : un inconnu se présenta, porteur de victuailles ; il fit signe à l’un des passagers, homme craignant Dieu, et lui dit : « Tiens, ne manque pas de distribuer tout ceci aux pauvres cachés à bord chaque fois qu’ils en auront besoin ! » Or une tempête affreuse s’éleva ; il fallut ramer des jours entiers, les réserves s’épuisèrent ; bientôt ne restèrent plus que les provisions du pauvre François. Mais la bonté et la puissance de Dieu les multiplièrent si bien que, durant toute la fin de la traversée, elles suffirent largement aux besoins de tous jusqu’à Ancône. Et les marins, voyant qu’ils avaient échappé au péril de la mer à cause de François le serviteur de Dieu, rendirent grâces au Dieu tout-puissant qui, en la personne de ses serviteurs, se montre toujours aimable et admirable.

François, le serviteur du Dieu très-haut, tourna le dos à la mer et s’en fut parcourir la terre ; il la retourna du soc de sa parole et répandit le bon grain de la Vie qui fournit d’amples moissons ; très nombreux en effet vinrent pour partager sa vie et son idéal des hommes dignes et généreux, clercs et laïcs, qui, touchés par la grâce du Très-Haut, voulaient fuir le monde et s’arracher courageusement au démon. Mais si l’arbre évangélique produisait à profusion des fruits de qualité, le sublime désir du martyre n’en demeurait pas moins ardent au cœur de François. Aussi prit-il peu après le chemin du Maroc pour prêcher l’Evangile du Christ au Miramolin et à ses coreligionnaires . Le désir qu’il l’y portait était si puissant qu’il distançait parfois son compagnon de route et courait, ivre de l’Esprit, réaliser son projet. Mais Dieu dans sa bonté voulut bien se soucier de moi et de beaucoup d’autres : François était déjà rendu en Espagne quand Dieu lui résista en face et, pour l’empêcher d’aller plus loin, le frappa d’une maladie qui le força d’interrompre son voyage.

Peu après son retour à Sainte-Marie de la Portioncule, de nouveaux disciples se présentèrent, nobles et lettrés. Avec sa noblesse d’âme et son rare sens des situations, il sut les recevoir avec honneur et dignité, rendant à chacun ce qui lui était dû. Doué vraiment d’un discernement exquis, il tenait compte de la valeur et de la position d’un chacun. Mais il ne trouverait pas de repos pour son âme tant qu’il n’aurait pas donné libre carrière à ses élans. C’est pourquoi, la treizième année qui suivit sa conversion, il fit voile vers la Syrie où les chrétiens soutenaient chaque jour contre les païens de durs et d’héroïques combats. Il prit un compagnon et sans crainte partit affronter le Sultan des Sarrasins.

Qui pourrait nous le décrire tenant tête avec intrépidité, parlant avec courage, répondant avec assurance et chaleur à ceux qui insultaient la religion du Christ ? Car il fut arrêté par les gardes avant même d’arriver au Sultan, accablé d’injures et de coups, mais il ne frémit pas ; on le menace de mort, il ne se trouble pas ; on lui promet le supplice, il ne s’émeut pas. Après avoir été le jouet de tant de haine, il fut enfin reçu avec beaucoup de courtoisie par le Sultan qui lui donna tous les signes de faveur et lui offrit de nombreux cadeaux pour essayer de fléchir ainsi son âme vers les richesses du monde. Mais à constater que François repoussait énergiquement tous ces biens, il demeura stupéfait, le regardant comme un homme extraordinaire ; il l’écoutait volontiers et se sentait pénétré par sa parole… Mais ici encore le Seigneur refusa d’exaucer les désirs du saint : il se réservait de lui accorder la faveur toute particulière d’une autre grâce.

 

2- Dans la Legenda Major de Saint Bonvaventure 9, 6-9

 

Mais la ferveur de son amour ne put laisser son âme en repos ; une troisième fois il tenta de passer chez les infidèles pour favoriser, en y répandant son sang, l’expansion de la foi en la sainte Trinité, et, la treizième année qui suivit sa conversion, partit pour la Syrie, s’exposant avec courage aux dangers de tous les instants, pour arriver chez le sultan de Babylone en personne. La guerre sévissait alors, implacable entre chrétiens et sarrazins, et les deux armées ayant pris position face à face dans la plaine, on ne pouvait sans risquer sa vie passer de l’une à l’autre. Le sultan d’ailleurs avait publié un édit cruel promettant un besant d’or en récompense à quiconque apporterait la tête d’un chrétien. Mais dans l’espoir d’obtenir sans tarder ce qu’il désirait, François, le vaillant chevalier du Christ, résolut de s’y rendre : loin de craindre la mort, il se sentait attiré par elle. Après avoir prié, il obtint la force du Seigneur et, plein de confiance, chanta ce verset du Prophète : Si j’ai à marcher au milieu des ombres de la mort, je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi.

S’étant adjoint pour compagnon frère Illuminé, homme d’intelligence et de courage, il s’était à peine mis en route qu’il rencontrait deux brebis ; à leur vue il se sentit tout réjoui et dit à son compagnon : « Aie confiance dans le Seigneur, frère, car voici accompli pour nous cet avertissement de l’Évangile : Je vous envoie comme des brebis parmi les loups… » Quelques pas plus loin ils tombaient dans les avant-postes des sarrazins, et ceux-ci, plus rapides que les loups se jetant sur les brebis, se précipitèrent brutalement sur eux et s’en saisirent avec haine et cruauté, les accablant d’injures, les chargeant de chaînes et les rouant de coups. A la fin, après les avoir maltraités et meurtris de toutes manières, ils les amenèrent, conformément aux décrets de la divine Providence, en présence du sultan : c’était ce qu’avait désiré l’homme de Dieu.

Le prince leur demanda qui les envoyait, pourquoi et à quel titre, et comment ils avaient fait pour venir ; avec sa belle assurance, le serviteur du Christ François répondit qu’il avait été envoyé d’au-delà des mers non par un homme mais par le Dieu très-haut pour lui indiquer, à lui et à son peuple, la voie du salut et leur annoncer l’Évangile qui est la vérité. Puis il prêcha au sultan Dieu Trinité et Jésus sauveur du monde, avec une telle vigueur de pensée, une telle force d’âme et une telle ferveur d’esprit qu’en lui vraiment se réalisait de façon éclatante ce verset de l’Évangile : Je mettrai dans votre bouche une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront ni résister ni contredire.

Témoin en effet de cette ardeur et de ce courage, le sultan l’écoutait avec plaisir et le pressait de prolonger son séjour près de lui; mais le serviteur du Christ, instruit par une indication du ciel, lui dit : « Si tu veux te convertir au Christ, et ton peuple avec toi, c’est très volontiers que, pour son amour, je resterai parmi vous. Si tu hésites à quitter pour la foi du Christ la loi de Mahomet, ordonne qu’on allume un immense brasier où j’entrerai avec tes prêtres, et tu sauras alors quelle est la plus certaine et la plus sainte des deux croyances, celle que tu dois tenir. » – « Je doute, remarqua le sultan, qu’un de mes prêtres veuille pour sa foi s’exposer au feu ou subir quelque tourment. » Il venait en effet d’apercevoir l’un de ses prêtres, pontife éminent et avancé en âge pourtant, s’éclipser en entendant la proposition de François.

Le saint lui dit alors : « Si tu veux me promettre, en ton nom et au nom de ton peuple, que vous passez tous au culte du Christ pourvu que je sorte des flammes sans mal, j’affronterai seul le feu. Si je suis brûlé, ne l’attribuez qu’à mes péchés ; mais si la puissance de Dieu me protège, reconnaissez pour vrai Dieu, seigneur et sauveur de tous les hommes, le Christ, puissance et sagesse de Dieu ! » Le sultan n’osa point accepter ce contrat aléatoire par crainte d’un soulèvement populaire ; mais il lui offrit de nombreux et riches cadeaux que l’homme de Dieu méprisa comme de la boue : ce n’était pas des richesses du monde qu’il était avide, mais du salut des âmes. Le sultan n’en conçut que plus de dévotion encore pour lui, à constater chez le saint un si parfait mépris des biens d’ici-bas ; malgré son refus ou peut-être sa peur de passer à la foi chrétienne, il pria cependant le serviteur de Dieu, afin d’être plus certainement sauvé, d’emmener tous ces présents et de les distribuer aux chrétiens pauvres ou aux églises. Mais le saint qui avait horreur de porter de l’argent, et qui ne découvrait pas dans l’âme du sultan les racines profondes de la foi vraie, s’y refusa inexorablement.

Observant que, sans voir exaucé pour autant son désir du martyre, il n’avançait à rien pour la conversion de ce peuple, averti d’ailleurs par Dieu en une révélation, il revint en pays chrétien. Voilà donc ce que Dieu, dans sa bonté, avait décrété, et ce que le saint avait mérité par sa générosité : en ami du Christ, il poursuivit pour Lui, de toutes ses forces, sa recherche de la mort sans jamais cependant la trouver ; il avait acquis cependant le mérite du martyre de désir, et s’il restait en vie, c’est que, par un privilège unique, il devait recevoir plus tard, de ce martyre, le sceau et le symbole : un feu divin si dévorant brûla son cœur qu’il finit par marquer visiblement sa chair.

O vraiment heureux toi dont la chair, sans passer par le fer d’un tyran, n’en fut pas pour autant privée de la ressemblance avec l’Agneau immolé! O vraiment et pleinement heureux, « toi dont le glaive du persécuteur n’a pas ôté la vie, mais qui n’as pas été frustré pourtant de la palme du martyre! »

 

3- Dans la Legenda Minor de Saint Bonaventure, Chapitre 3, 9

 

Le désir du martyre : quel meilleur témoignage pourrait-on découvrir de la ferveur du parfait amour portant vers Dieu cet ami de l’Epoux ? François ne désirait rien tant que s’offrir lui-même au Seigneur comme une hostie vivante,.Trois fois il tenta de passer chez les infidèles ; deux fois la divine Providence y fit obstacle, mais à la troisième tentative, après avoir connu toutes sortes d’avanies, la prison, la bastonnade, des peines et des difficultés de toute nature, il fut enfin mené, car le Seigneur était son guide, en présence du Sultan de Babylone. François lui annonça l’évangile du Christ ; l’Esprit-Saint et la puissance de Dieu lui communiquaient une telle force de persuasion, que le Sultan était dans l’émerveillement ; Dieu inclina son âme à la douceur et il écouta le saint avec bienveillance. A constater chez François ce cœur ardent, cette force d’âme, ce mépris de la vie, une éloquence si persuasive, le Sultan conçut pour lui attachement et dévotion : il le traita avec beaucoup d’égards, lui offrit de riches présents et le pressa de prolonger son séjour près de lui. Mais le saint, dans son parfait mépris du monde et de lui-même, rejeta comme de la boue tout ce qu’on lui offrait ; puis, constatant qu’il n’obtiendrait pas ce qu’il avait désiré, après avoir pourtant déployé loyalement tous ses efforts pour y réussir, revint en pays chrétien, averti d’ailleurs par Dieu en une révélation. Ainsi donc cet ami du Christ avait, de toutes ses forces, cherché à mourir pour lui, mais sans y parvenir ; il avait acquis cependant le mérite du martyre de désir, et s’il restait en vie, c’est que, par un privilège unique, il devait recevoir plus tard, de ce martyre, le sceau et le symbole.

 

4- Dans la Légende de Pérouse 37-38

 

Méditations de la Passion et de l’Humilité du Christ

 

Le bienheureux François souffrit pendant longtemps, et jusqu’à sa mort, du foie, de la rate et de l’estomac. De plus, au cours du voyage qu’il fit outremer pour prêcher au Sultan de Babylone et d’Egypte, il avait contracté une très grave maladie d’yeux causée par la fatigue et surtout par l’excessive chaleur qu’il eut à supporter à l’aller et au retour. Mais si ardent était l’amour qui emplissait son âme depuis sa conversion au Christ, que, malgré les prières de ses frères et de beaucoup d’autres hommes émus de compassion et de pitié, il ne se mettait pas en peine de soigner ces maux.

Chaque jour il méditait l’humilité et les exemples du Fils de Dieu ; il en éprouvait à la fois beaucoup de compassion et beaucoup de douceur, et finalement ce qui était amer pour son corps se changeait en douceur. Les souffrances et les amertumes endurées pour nous par le Christ lui étaient un perpétuel sujet d’affliction et une cause de mortification intérieure et extérieure ; aussi n’avait-il nul souci de ses propres souffrances.

Un jour, c’était peu d’années après sa conversion, il suivait seul la route qui passe prés de Sainte-Marie de la Portioncule et, tout en marchant, se lamentait et gémissait à haute voix. Un homme spirituel, que nous connaissons bien et qui nous a rapporté le fait, le rencontra alors. Cet homme avait témoigné au saint beaucoup de bonté et l’avait consolé avant qu’il eût un seul frère, comme il continua d’ailleurs de le faire par la suite. Il lui dit : « Qu’as-tu donc, frère ? » Il pensait en effet qu’il souffrait de quelque infirmité. Le bienheureux répondit : « Je devrais parcourir le monde entier, pleurant et gémissant ainsi sans fausse honte sur la Passion de mon Seigneur ! » Et cet homme se mit à gémir avec lui et à verser d’abondantes larmes.

Pendant sa maladie d’yeux, il endurait de telles souffrances qu’un jour un Ministre lui dit :

« Frère, pourquoi ne te fais-tu pas lire par ton compagnon quelque passage des Prophètes ou d’autres chapitres des Ecritures ? Ton âme exulterait dans le Seigneur et recevrait ainsi une immense consolation. » Il savait en effet que le bienheureux ressentait beaucoup de joie dans le Seigneur quand on lui lisait les divines Ecritures. Mais il répondit : « Frère, je trouve chaque jour une telle douceur et consolation dans le souvenir et la méditation de l’humilité manifestée ici-bas par le Fils de Dieu, que je pourrais vivre jusqu’à la fin du monde sans qu’il me soit nécessaire d’entendre lire ou de méditer d’autres passages des Ecritures. » Il se répétait souvent et redisait aux frères ce verset de David : Mon âme a refusé d’être consolée. C’est pourquoi, voulant être, comme il le disait fréquemment, l’exemple et le modèle de tous les frères, il refusait non seulement les médicaments, mais encore la nourriture qui lui eût été nécessaire dans ses maladies. C’est pour rester fidèle à ce programme qu’il était dur à son corps, soit quand il paraissait bien portant (encore qu’il fût toujours frêle et vulnérable), soit même au cours de ses maladies.

 

5- Dans les Fiorettis de Saint François, chapitre 24

 

Comment Saint François convertit à la Foi le Sultan de Babylone et la courtisane qui l’incitait lui-même à pécher

 

Saint François, poussé par le zèle de la foi du Christ et le désir du martyre, passa une fois outre-mer avec douze de ses très saints compagnons, pour se rendre tout droit près du Sultan de Babylone. Et ils arrivèrent dans un pays des Sarrasins, où les passages étaient gardés par des hommes si cruels qu’aucun des chrétiens qui y passaient ne pouvait échapper à la mort ; comme il plut à Dieu, ils ne furent pas tués, mais pris, battus et chargés de liens, puis menés devant le Sultan. Et en sa présence, saint François, instruit par l’Esprit-Saint, prêcha si divinement la foi du Christ que pour la prouver il voulait même entrer dans le feu. Aussi le Sultan commença-t-il à avoir une grande dévotion pour lui, tant pour la constance de sa foi que pour le mépris du monde qu’il voyait en lui, – car bien que très pauvre il ne voulait accepter aucun présent, – et pour la ferveur encore qu’il lui voyait pour le martyre. Dès lors le Sultan l’écouta volontiers, le pria de revenir souvent le voir, et lui accorda libéralement à lui et à ses compagnons de pouvoir prêcher partout où il leur plairait. Et il leur donna un signe grâce auquel personne ne pouvait les offenser.

Ayant donc reçu cette généreuse permission, saint François envoya deux à deux les compagnons qu’il avait choisis, dans les diverses régions des Sarrasins pour y prêcher la foi du Christ ; et avec l’un d’eux il choisit un pays, et quand il y arriva il entra dans une auberge pour se reposer. Or il y avait là une femme très belle de corps mais d’une âme sordide, et cette femme maudite incita saint François à pécher. Saint François lui dit : « J’accepte, allons au lit » ; et elle le mena dans sa chambre. Saint François dit : « Viens avec moi, je te mènerai à un lit beaucoup plus beau. » Et il la mena à un très grand feu qui se faisait dans cette maison ; et en ferveur d’esprit il se dépouilla tout nu et se jeta à côté de ce feu sur le foyer embrasé ; et il invita cette femme à se dépouiller et à aller s’étendre avec lui sur ce beau lit de plumes. Et comme il demeura longtemps ainsi, le visage joyeux, ne brûlant pas, ne noircissant nullement, cette femme, épouvantée par ce miracle et touchée de componction dans son cœur, non seulement se repentit de son péché et de son intention perverse, mais se convertit même parfaitement à la foi du Christ, et devint d’une telle sainteté que par elle beaucoup d’âmes se sauvèrent dans ce pays.

A la fin, saint François, voyant qu’il ne pourrait réaliser plus de fruits dans ces contrées, se décida, par révélation divine, à retourner parmi les fidèles avec tous ses compagnons ; et les ayant réunis tous ensemble, il retourna près du Sultan et prit congé de lui. Alors le Sultan lui dit : « Frère François, je me convertirai très volontiers à la foi du Christ, mais je crains de le faire maintenant ; car si les gens d’ici l’apprenaient, ils me tueraient avec toi et tous tes compagnons ; et comme tu peux faire encore beaucoup de bien et que j’ai à achever certaines affaires de très grande importance, je ne veux pas causer maintenant ta mort et la mienne. Mais apprends-moi comment je pourrai me sauver, et je suis prêt à faire ce que tu m’imposeras. » Saint François dit alors : « Seigneur, je vais maintenant vous quitter, mais après que je serai retourné dans mon pays et, par la grâce de Dieu, monté au ciel après ma mort, je t’enverrai, selon qu’il plaira à Dieu, deux de mes frères, de qui tu recevras le baptême du Christ ; et tu seras sauvé, comme me l’a révélé mon Seigneur Jésus-Christ. Et toi, en attendant, dégage-toi de tout empêchement, afin que quand viendra à toi la grâce de Dieu, elle te trouve disposé à la foi et à la dévotion. » Le Sultan promit de le faire, et il le fit.

Après cela, saint François s’en retourna avec le vénérable collège de ses saints compagnons ; et quelques années plus tard saint François, par la mort corporelle, rendit son âme à Dieu. Et le Sultan, étant tombé malade, attendit la réalisation de la promesse de saint François et fit mettre des gardes à certains passages, ordonnant que si deux frères, portant l’habit de saint François, venaient à s’y montrer, on les lui amenât immédiatement. En ce même temps, saint François apparut à deux frères et leur commanda de se rendre sans retard près du Sultan et de lui procurer son salut, comme lui-même le lui avait promis. Ces frères se mirent immédiatement en route, et après avoir passé la mer ils furent par ces gardes menés près du Sultan. Et en les voyant le Sultan eut une très grande joie et dit : « Maintenant je sais vraiment que Dieu m’a envoyé ses serviteurs pour mon salut, selon la promesse que, par révélation divine, m’a faite saint François. » Il reçut donc desdits frères l’enseignement de la foi du Christ et le saint baptême, et ainsi régénéré dans le Christ il mourut de cette maladie ; et son âme fut sauvée par les mérites et l’opération de saint François. A la louange du Christ. Amen.

 

François d’Assise et la rencontre avec le Sultan

Une expérience du passé qui nous ouvre sur le monde d’aujourd’hui!

 

Nous vivons de plus en plus dans une société où les différentes cultures se côtoient, s’entremêlent et s’entrechoquent même. Dans les grandes villes du pays il est plus facile de faire ce constat. Les habitants des zones urbaines vivent à côté des personnes d’origines ethniques diverses tandis que dans les milieux ruraux, cela est plutôt rare mais les gens savent par les médias ou par des connaissances que les personnes venant d’autres pays se font davantage présents.

C’est pourquoi Les Franciscains trouvent important d’entamer une réflexion active sur notre ouverture vers les autres cultures et les autres religions afin de diminuer les tensions, les intolérances et l’incompréhension. Plusieurs frères travaillent concrètement dans des organismes ou des projets de dialogues inter religieux s’inspirant en cela de l’expérience de François d’Assise avec le Sultan. Il est en effet inspirant de constater que même au Moyen-Âge, au temps de François d’Assise, des chrétiens ont voulu établir des relations harmonieuses avec d’autres religions, en particulier avec l’Islam, au lieu d’encourager la guerre et la violence.

Même si François d’Assise était allé rencontrer le Sultan dans l’idée de le voir convertir vers la religion chrétienne, il y a dans sa démarche une volonté de réconciliation et de paix. Et encore plus réconfortant, c’est que nous pouvons appliquer à notre temps les leçons de cette rencontre profonde, pleine d’humanité et de tendresse.

Les Franciscains souhaitent contribuer à l’éveil des jeunes sur l’existence d’autres cultures, d’autres religions que l’on se doit de respecter.

 

François d’Assise et le Sultan : La rencontre

 

Nous vous présentons l’histoire de cette rencontre entre François d’Assise et le Sultan tel que rapporté par Saint Bonaventure qui a écrit sur la vie de François et approuvé en 1266 par l’Ordre des Frères Mineurs (ofm). Nous nous sommes permis d’apporter quelques changements au texte original afin de le rendre plus accessible.

 

Nous sommes en 1219

 

« S’exposant avec courage aux dangers de tous les instants, François voulait se rendre chez le sultan de Babylone en personne. La guerre sévissait alors, implacable entre chrétiens et sarrazins, et les deux armées ayant pris position face à face dans la plaine, on ne pouvait sans risquer sa vie passer de l’une à l’autre.

Mais dans l’espoir d’obtenir sans tarder ce qu’il désirait, François résolut de s’y rendre. Après avoir prié, il obtint la force du Seigneur et, plein de confiance, chanta ce verset du Prophète: « Si j’ai à marcher au milieu des ombres de la mort, je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi ».

S’étant adjoint pour compagnon frère Illuminé, homme d’intelligence et de courage, il s’était mis en route traversant la mer et se retrouvant dans le pays du sultan. Quelques pas plus loin , ils tombaient dans les avant-postes des sarrazins, et ceux-ci, plus rapides, se précipitèrent sur eux. Ils les accablèrent d’injures, les chargeant de chaînes et les rouant de coups. À la fin, après les avoir maltraités et meurtris de toutes manières, ils les amenèrent, conformément aux décrets de la divine Providence, en présence du sultan: c’était ce qu’avait désiré François.

Le prince leur demanda qui les envoyait, pourquoi et à quel titre, et comment ils avaient fait pour venir; avec sa belle assurance, François répondit qu’il avait été envoyé d’au delà des mers non par un homme mais par le Dieu très-haut pour lui indiquer, à lui et à son peuple, la voie du salut et leur annoncer l’Évangile qui est la vérité. Puis il prêcha au sultan Dieu Trinité et Jésus sauveur du monde, avec une telle vigueur de pensée, une telle force d’âme et une telle ferveur d’esprit qu’en lui vraiment se réalisait de façon éclatante ce verset de l’Évangile: « Je mettrai dans votre bouche une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront ni résister ni contredire ».

Témoin en effet de cette ardeur et de ce courage, le sultan l’écoutait avec plaisir et le pressait de prolonger son séjour auprès de lui. Il offrit à François de nombreux et riches cadeaux que l’homme de Dieu méprisa comme de la boue: ce n’était pas des richesses du monde qu’il était avide, mais du salut des âmes.

Le sultan n’en conçut que plus de dévotion encore pour lui, à constater chez le saint un si parfait mépris des biens d’ici-bas.

François quitta le pays du sultan escorté par ses soldats ».

 

Que reste-t-il de cette rencontre ?

 

« Il semble, souligne Albert Jacquard (Le Souci des Pauvres, éd. Flammarion, 1996) que le sultan n’oublia pas le sourire de François, sa douceur dans l’expression d’une foi sans limite. Peut-être ce souvenir fut-il décisif lorsqu’il décida, dix années plus tard, alors qu’aucune force ne l’y contraignait, de rendre Jérusalem aux chrétiens. Ce que les armées venues d’Europe n’avaient pu obtenir, l’intelligence et la tolérance de Malik al-Kamil permettraient à l’islam de l’offrir. Sans doute le regard clair de François avait-il poursuivi son lent travail dans la conscience de cet homme ouvert à la pensée des autres ».

En réalité, cette distinction que l’on fait aujourd’hui entre les différentes religions cache la véritable opposition: celle du « Nord » contre le « Sud », et surtout des riches contre les pauvres. Car les musulmans eux aussi souhaitent bâtir un monde meilleur avec des valeurs humaines et spirituelles.

C’est pourquoi afin de continuer le travail de François d’Assise qui désirait ardemment tisser des liens avec les musulmans pour bâtir la paix, les Franciscains du Québec ont tenté des rapprochements avec les gens d’autres religions (amérindiens, bouddhistes, sikhs, hindous, juifs, musulmans et des chrétiens de plusieurs dénominations). Ensemble, ils cherchent des moyens pour faire face aux difficultés de notre temps: pauvreté, solitude, violence, drogue, etc.

À Montréal, les Franciscains ont organisé durant dix ans des prières qui rassemblaient des délégués de huit religions. Ces rassemblements ont suscité des initiatives diverses: prières interreligieuses organisées par des associations, des écoles, des prêtres ou pasteurs chrétiens; un groupe de femmes musulmanes et chrétiennes; un Conseil interreligieux.

Ailleurs, au Liban, aux Philippines et en Indonésie, des Franciscains et des musulmans s’unissent chaque année pour organiser et vivre un pèlerinage orienté vers la paix ou pour une cause sociale.

Dans une école primaire située à Tyr, au Liban, des moyens ont été mis en œuvre par les Franciscains pour respecter les différences mais aussi pour éviter de marginaliser un groupe au détriment de l’autre ou d’encourager la compétition entre les religions. Chaque classe, chaque équipe sportive, chaque groupe social compte des jeunes de chaque religion. Dans un match de football, par exemple, on ne verra pas une équipe formée exclusivement de musulmans jouer contre une équipe de chrétiens.

Comme on le constate il est possible de faire naître des initiatives entre des personnes de différentes religions et de vivre cette fraternité universelle dont François a tant rêvée.

Texte extrait du site www.franciscain.org

 

"Le Franciscain et le Soufi"

 

 

Pour approfondir

"Saint François et le Sultan", du Frère Gwenolé Jeusset OFM, Editions Albin Michel, collection Spiritualités vivantes

"Exil et Tendresse", du Frère Eloi Leclerc, Editions Franciscaines 

 

Mise a jour de la page, le 13 décembre 2018

08 novembre 2018

La stigmatisation de Saint François d'Assise

Stigmatisation de Saint François

La stigmatisation de Saint François

Réalisation novembre 2018

 

Les Stigmates de Saint François

te le 17 septembre

 

Deux ans avant sa mort, saint François s'était retiré dans la Toscane avec cinq de ses Frères, sur le mont Alverne, afin d'y célébrer l'Assomption de la Très Sainte Vierge et préparer la fête de l'archange saint Michel par quarante jours de jeûne.

C'était aux environs de la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, François priait les bras étendus dans l'attente de l'aube, agenouillé devant sa cellule. «O Seigneur Jésus-Christ, disait-il, accorde-moi deux grâces avant que je meure. Autant que cela est possible, que dans mon âme et aussi dans mon corps, je puisse éprouver les souffrances que Toi, Tu as dû subir dans Ta cruelle Passion, et ressentir cet amour démesuré qui T'a conduit, Toi, le Fils de Dieu, à souffrir tant de peines pour nous, misérables pécheurs!»

Tandis qu'il contemplait avec grand recueillement les souffrances du Sauveur, voici qu'il vit descendre du ciel un séraphin sous la forme d'un homme crucifié, attaché à une croix. Cet esprit céleste portait six ailes de feu dont deux s'élevaient au-dessus de sa tête, deux s'étendaient horizontalement, tandis que deux autres se déployaient pour voler et les deux dernières recouvraient tout le corps. Devant cet étrange spectacle, l'âme de François éprouva une joie mêlée de douleur. Le séraphin s'approcha de lui et cinq rayons de lumière et de feu jaillirent des cinq plaies de l'ange crucifié pour venir frapper le côté, les deux mains et les deux pieds du Saint, y imprimant pour toujours la trace des sacrés stigmates de Notre-Seigneur.

La mystérieuse apparition disparut aussitôt, laissant le pauvre d'Assise en proie à d'inexprimables souffrances. Son côté droit laissait paraître une large plaie pourpre dont le sang sortait avec une telle abondance que ses habits en étaient tout imprégnés. Les têtes des clous apparaissaient au-dessus des mains ainsi qu'au-dessus des pieds; leurs pointes étaient repliées de l'autre côté et enfoncées dans la chair.

Saint Bonaventure qui a écrit la vie de saint François une trentaine d'années après sa mort, affirme que ceux qui virent et touchèrent ces stigmates constatèrent que les clous étaient miraculeusement formés de sa chair et tellement adhérants que lorsqu'on les pressait d'un côté, ils avançaient tout d'une pièce de l'autre. Ces clous se trouvaient si bien unis à la chair et à la peau de saint François que même après sa mort, on essaya vainement de les en arracher. Des milliers de témoins oculaires ont contemplé les fascinantes empreintes pendant la vie et après la mort du grand dévot de la Passion de Jésus.

Attentif à tenir ses stigmates cachées, saint François couvrait ses mains et marchait chaussé. Il ne put cependant les dissimuler longtemps, car il lui devint trop douloureux de poser la plante des pieds par terre, aussi devait-il recourir malgré lui à la continuelle assistance de ses frères. Dieu qui pour la première fois, décorait un homme des stigmates de Son Fils unique, voulut manifester leur origine céleste en accordant quantités de miracles par leur vertu surnaturelle et divine.

Le pape Benoît XI voulut honorer par un anniversaire solennel et un office public, cette grâce qui n'avait jamais été accordée auparavant à la sainte Eglise. Le souverain pontife Sixte V ordonna d'insérer, dans le martyrologe romain, la mémoire des Stigmates de saint François, au 17 septembre. Le pape Paul V étendit cette fête à l'Eglise universelle dans le but d'éveiller l'amour de Jésus crucifié dans tous les coeurs.

 

Oraison de la Messe de la Fête des Stigmates de Saint François

 

Pour raviver dans nos cœurs le feu de Ton Amour, Tu as renouvelé, Seigneur, dans le corps de notre Père Saint François, les stigmates de la Passion de Ton Fils. A sa prière, accorde-nous d'être unis à la mort de Ton Fils et de participer ainsi à Sa résurrection. Lui qui vis et règne avec Toi dans l'unité du Saint Esprit, un seul Dieu, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen. (Source: Missel Franciscain, Editions Franciscaines, Paris, 2000).

 

Saint Raphaël Archange

St Raphaël Archange

Saint Raphaël Archange

Réalisation novembre 2018

 

Saint Raphaël, l’Archange des guérisons divines

 

Saint Raphaël dans la Sainte Ecriture et dans la tradition biblique

 

Le nom porté par cet Archange signifie « Dieu guérit« : on sait que dans la tradition biblique, le nom exprime et représente la personnalité – l’être profond – de celui, qui le porte. C’est essentiellement par le livre de Tobie que nous connaissons cet ange qui se présentera lui-même comme « l’un des sept qui se tiennent devant le Seigneur« (1).

Tobie est le nom d’un pieux israélite captif à Ninive.  Le livre de la Sainte Ecriture qui porte son nom nous raconte une histoire touchante, pleine de délicatesse et d’enseignements spirituels : dans sa première partie (chapitres I à III), il nous présente deux personnes justes et bonnes, Tobie et Sara, éprouvées par la souffrance ; une deuxième partie (IV à XII) nous montre comment Dieu, par le moyen de l’ange Raphaël, va leur venir en aide : Tobie sera guéri de sa cécité et Sara libérée du pouvoir d’un démon ; enfin la troisième partie (XIII & XIV) conclut l’ouvrage par le cantique d’action de grâces de Tobie et les perspectives de relèvement d’Israël.

L’archange Saint Raphaël est un personnage clef dans cet ouvrage : ayant pris une apparence humaine et sous le nom d’emprunt d’Azarias, il se présente au jeune Tobie (en effet deux hommes portent le nom de Tobie : le père et le fils ont le même prénom ; pour des raisons de commodité nous en parlerons donc en précisant « Tobie l’ancien » pour l’un et « le jeune Tobie » pour l’autre) ; il lui propose de le conduire en Mêdie, où son père l’envoie pour recouvrer une dette.

Après avoir inspiré confiance à Tobie l’ancien, il guidera donc le jeune Tobie et lui prodiguera de judicieux conseils ; il l’invite à s’arrêter à Ecbatane, chez Raguël – un de ses parents – et à demander la main de Sara, fille de son hôte. Pour déjouer les maléfices du démon Asmodée, qui a déjà tué, avant même que le mariage soit consommé, les sept précédents maris de Sara, Raphaël enseigne à Tobie un moyen infaillible : il faut brûler le coeur et le foie d’un certain poisson que Tobie a capturé grâce à lui, et la fumée écartera tout esprit mauvais.

Après le mariage de Tobie, Raphaël continuera seul le voyage jusqu’en Mêdie et reviendra avec l’argent dû à Tobie l’ancien.

A leur retour à Ninive, toujours sur les instructions de l’ange, Tobie le jeune oint les yeux de son père avec le fiel du même poisson, ce qui lui rend la vue. Le miracle illumine le coeur du pieux vieillard qui chante alors les louanges de Dieu et la splendeur de la Jérusalem à venir. Puis Raphaël « retourne vers Celui qui l’a envoyé«  (2).

Le nom de cet ange n’apparaît pas ailleurs dans la Bible, mais on le trouve dans le Livre d’Hénoch (un apocryphe qui avait une grande audience chez les Juifs et – semble-t-il aussi – chez les premiers chrétiens puisque Saint Jude y fait allusion dans son épître au verset 14).

Au temps de Notre-Seigneur, l’ange de la piscine probatique venait agiter l’eau à certains jours et le premier malade qui descendait dans la piscine après cette agitation mystérieuse était toujours guéri (3). Cet Ange, croit-on, était Saint Raphaël et c’est la raison pour laquelle l’Eglise a choisi ce récit évangélique pour la Messe propre de la fête de l’archange, le 24 octobre.

 

(1) Tobie XII,15.
(2) Tobie XII,20.
(3) Jean, V,4.

 

L’Archange Saint Raphaël dans la tradition chrétienne

 

L’archange Saint Raphaël est souvent considéré comme appartenant à l’ordre des séraphins. Il est aussi considéré par un certain nombres d’auteurs spirituels comme le chef des anges gardiens, et aussi comme l’ange de la Providence qui veille sur toute l’humanité.

On le représente habituellement avec un bâton, des sandales, une gourde et une besace retenue par une bandoulière autour de son épaule : il marche en compagnie d’un jeune homme, le jeune Tobie, et de son chien ; c’est tout naturellement qu’on l’invoque comme le céleste protecteur des voyageurs et des pèlerins : et pas seulement ceux qui sont en déplacement physique mais  aussi de ceux dont la démarche intérieure est en quête de Dieu.

On le prie bien évidemment pour la guérison des malades, pour être délivré des vexations diaboliques et pour être préservé de la cécité, aussi bien physique que spirituelle.

Le culte de saint Raphaël Archange existe dans l’Eglise depuis les premiers siècles et il s’intensifia à la suite d’interventions jugées miraculeuses. En voici un exemple : Saint Magnus, évêque d’Héraclée, fuyant les barbares  à travers les lagunes, eut une apparition de Saint Raphaël qui lui promit sa protection mais lui demanda « en échange » d’ériger une église dans un lieu qui devint plus tard un quartier de Venise nommé Dorso duro, et le saint Archange fut depuis lors invoqué comme l’un des protecteurs particuliers de Venise.

 

Prières à l’Archange Saint Raphaël

 

Pour demander une grâce particulière

 

Glorieux Archange Saint Raphaël, Prince de la cour céleste, très illustre par les dons de Conseil et de Sagesse, Guide des voyageurs, Consolation de ceux qui souffrent ou que la maladie tourmente, je vous supplie de m’assister dans toutes mes nécessités et dans les peines de cette vie, de la même manière que vous avez jadis secouru la famille de Tobie dans ses tribulations. Puisque – selon votre nom – vous êtes « Remède de Dieu », je vous supplie humblement de guérir mon âme de ses nombreuses infirmités, et mon corps des maux qui l’affligent. Je vous demande en particulier…… (nommer ici la grâce particulière que l’on confie à l’intercession de l’Archange). Soutenez-moi dans le périlleux voyage de cette vie, préservez-moi des attaques démoniaques et du découragement, en sorte que je parvienne sous votre conduite jusqu’à la céleste patrie où je pourrai avec vous et tous les Choeurs des Anges chanter éternellement les miséricordes du Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Pour être préservé de la cécité physique et spirituelle
(d’après un manuscrit du XIème siècle

 

Venez à mon secours, je vous en supplie, glorieux Prince Saint Raphaël, médecin des âmes et des corps ! O vous qui avez guéri les yeux du vieux Tobie, donnez à mes yeux la lumière physique et à mon âme la lumière spirituelle ; et par vos célestes supplications, éloignez de moi toutes ténèbres. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du site leblogdumesnil.unblog.fr