Icônes et dessins

16 juin 2020

Liste des dessins et des icônes

Liste des dessins et des icônes

(Pour les visionner cliquer sur les titres)

 

Chaque dessin représente plusieurs heures parfois même plusieurs jours de travail. Ces dessins sont faits dans le silence, la prière et la louange. Ils sont l'expression de ma prière et de ma méditation. Je ne place plus désormais dans cette liste que les nouveaux réalisés, car le nombre de dessins présent est assez conséquent... Tous sont vendus... Ceux présents ci après peuvent toujours etre refaits...

 

1- Dessins

 

 Dessins du Seigneur

 

Pour visualiser les dessins, cliquer sur les titres

 

1-Dieu le Père, (D'après Mère Eugenia E. Ravasio)

2- Dieu le Père, Visage

3-La Sainte Face de Jésus

4- La Nouvelle Alliance de la Miséricorde (grande taille)

5- 

 

Dessins de la Vierge Marie

 

1-

 

 

Dessins des Saints

 

1-Le coeur très chaste de Saint Joseph

2- Bienheureux Edouard Poppe

3- Le Vénérable Léon Papin-Dupont

4-

 

 


Dessins Franciscains

 

1- Sainte Claire d'Assise

2- Notre Dame de la Trinité

3- Bienheureuse Marie de la Passion

4- 

 2- Icones

 

- Icônes du Seigneur

 

1- La plaie de l'épaule du Seigneur

2- La Trinité de Sainte Hildegarde de Bingen

3- La Sainte Trinité

4- Le Christ de la Miséricorde Divine

5- Le Saint Nom du Seigneur

6- Dieu le Père (D'après Mère Eugénia Ravasio)

7- La Présence de Dieu

8- Le Coeur Miséricordieux de Jésus

9- Setu Den! (Voici l'Homme)

10- Furnezh Doué (La Divine Sagesse)

11- Le Divin Coeur de Dieu le Père englobant tous les coeurs

12- L'Arbre de Vie (Grande taille)

13- Le Saint Esprit

14- Le Saint Nom de Jésus

15- Le Christ Prêtre

16- Dieu le Père (d'après Mère Eugenia Ravasio)

17- Le Trône de Justice

18- La Miséricorde Divine (Précieux Sang)

19- L'Adoration de l'Agneau Mystique

20- Le Christ Libérateur

21- La Sainte Trinité (Vision de Sainte Hildegarde de Bingen)

22- "Recevez le Saint Esprit"

23- La Théophanie de la Charité

24- Le Christ Roi, Prince de la Paix et Maître des Nations

25- La Face outragée de Jésus (Voile de Véronique)

26- Icône de la Fraternité (Jésus et Muhammad)

27- Les coeurs unis de Jésus et de Marie

28- 

 

Icônes Mariales

 

1- Notre Dame de Lourdes

2- La Vierge des Pauvres de Banneux

3- Apparition de Notre Dame de Lourdes

4- Marie, Mère du Divin Amour

5- La Vierge de Prague

6- Notre Dame du Mont Carmel

7- Notre Dame du Sacré Coeur

8- Notre Dame du Refuge

9- Icône de la Vierge Africaine

10- Notre Dame de Clarté

11- Notre Dame de Rocamadour

12- Notre Dame du Saint Esprit

13- Notre Dame du Silence

14- La Vierge de Saint Luc

15- Marie, Mère du Bel Amour

16- Dimeziñ ar Mamm di Doué (Le mariage de la Mère de Dieu)

17- Notre Dame de Beauraing

18- Notre Dame de Banneux

19- Madonne de Stalingrad

20- Notre Dame des Prêtres (Grande taille)

21- Notre Dame de Condat

22- Notre Dame de la Salette

23- Apparition de Notre Dame de la Salette

24- Croix de Notre Dame de la Salette

25- Notre Dame de la Pentecôte

26- Notre Dame de Fatima

27- Marie Mère de la Miséricorde Divine

28- Notre Dame d'Aquitaine

29- Notre Dame de la Trinité

30- La Vierge au Coeur d'Or (Grande Taille)

31- Notre Dame du Perpétuel Secours

32- Rosa Mystica

33- Mère Trois Fois Admirable de Schoenstatt

34- Notre Dame de la Garrigue

35- Marie qui défait les noeuds

36- La Madonne del Sangue

37- Notre Dame qui défait les épines

38- La Mère de Dieu de Vladimir

39- Notre Dame de Rocamadour (2020) NOUVEAU

40- Notre Dame de France

41- 

 

Icônes des Saints

 

1- La Vie Communautaire

2- Saint Joseph "Anima Mea"

3- Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

4- Saint Remacle

5- Saint Jean Paul II 

6- Bienheureux Paul VI

7- Les deux colonnes de l'Eglise

8- Saint Abbé Julio

9- Monseigneur Vilatte

10- Saint Abbé Julio (grande taille)

11- Saint Charbel Makkhlouf

12- Saint Matthieu

13- Saint Luc

14- Saint Marc

15- Saint Jean

16- Sainte Maria Goretti

18- Bienheureux Charles de Foucauld (Grande Taille)

19- Sainte Marie-Madeleine (Grande Taille)

20- Saint Jude Thaddée (Grande Taille)

21- Saints Louis et Zélie Martin (Grande Taille)

22- Bienheureux Pier Gorgio Frassatti (Grande Taille)

23- Sainte Philomène I (Grande Taille)

24- Sainte Philomène II (Grande Taille)

25- Origène d'Alexandrie

26- Saint Mutien-Marie de Malonne

27- Saint Joseph, Gardien des Coeurs de Jésus et de Marie

28- Sainte Rita de Cascia

29- L'Ange Protecteur de Gazinet

30- Sainte Quitterie d'Aire

31- Sainte Sylvie de Rome

32- Saint Didier

33- Les 7 Archanges

34- Bienheureux Isidore de Loor

35- L'Ange au Sourire

36- Sainte Jeanne d'Arc

37- Les Trois Saints Evêques de Bordeaux

38- Les Saints Pauvres

39- Saint Edouard le Confesseur

40- Le songe de Saint Aubert

41- Saint Pey Berland et Notre Dame d'Aquitaine

42- Saint Raphaël Archange

43- Saint Jean Paul II

44- Saint François de Sales

45- Sainte Geneviève de Nanterre

46- Sainte Suzanne et Saint François d'Assise

47- Saint Joseph, terreur des démons (Grande Taille) NOUVEAU

48- Apprentissage de l'Enfant Jésus (Grande Taille) NOUVEAU

49- Saint Joseph Artisan 1 (Grande Taille) NOUVEAU

50- Saint Joseph des Artistes (Grande Taille) NOUVEAU

51- Saint Amadour

52- 

Icônes Franciscaines

 

1- La Dormition de Saint François (D'après Giotto)

2- Saint François et Saint Pio

3- Saint François et le Crucifié

4- Saint François et le sultan

5- Saint François au Sacro Speco

6- Saint Maximilien Kolbe

7- Saint Jean XXIII

8- Sainte Claire et Saint Yves

9- Saint Bonaventure

10- Sainte Elisabeth de Hongrie

11- Saint François d'Assise, Patron des animaux (Grande Taille)

12- Le Transitus de Saint François (Grande Taille)

13- Icône Laudato Si (Grande Taille)

14- Saint Lucchese et Bona Dona (Grande Taille)

15- Saint Jean-Marie Vianney (Grande Taille)

16- Saint François d'Assise (D'après Cimabue)

17-18 -Icônes du Jubilé Franciscain

19- Les premiers Franciscains de France

20- Bienheureux Franz Jägestatter

21- Saint François d'Aquitaine (petite Taille)

22- Saint François d'Aquitaine (Grande Taille)

23- Bienheureuse Marie Céline de la Présentation 

24- Le Dépouillement de Saint François 

25- Bienheureuse Marie-Céline de la Présentation (Version 1) Grande Taille 

26- Bienheureux Pacifique

27- Bienheureux Pacifique 2

28- Saint Maximilien Kolbe

29- La Vie des Frères Mineurs (Règle de Saint François)

30- Les Premiers Franciscains de France (Grande Taille)

31- Notre Dame des Cordeliers de Bordeaux (Grande Taille)

32- Saint Maximilien Kolbe (Grande taille)

33- Bienheureux Jean Duns Scot

34- Saint François d'Assise "Chantre de la Création" 

35- Le Transitus de Saint François

36- Saint François au désert

37- Saint François et les lépreux

38- Bienheureuse Isabelle de France

39- La stigmatisation de Saint François

40- Saint François et le Sultan (Version 2)

41- Saint François et le sultan (Version 3)

42- Saint François d'Assise à Greccio

43- La Séraphique Mère Sainte Claire d'Assise

44- Saint François d'Assise et les lépreux (Version 2)

45- Saint François et le Sultan (Version 4) NOUVEAU

46- Le Bienheureux Thomas Illyricus et Notre Dame d'Arcachon

47- 

 

Icônes Celtes et Bretonnes

 

1- Croix Celtique

2- La Trinité Celte

3- Saint Joseph d'Arimathie 

4- Santez Anna, Mamm di Mamm di Doué

5- Saint Yves

6- Intron Santez Anna

7- Sant Yann Divotoù (Saint jean le Déchaussé)

8- Distro Saint Paol ouzh Doué (La Conversion de Saint Paul)

9- Sant Loeiz-Varia Grignion ar Moñforzh (Saint Louis-Marie Grignion de Monfort) 

10- Trugarezek evel an Tad

11- Sant Yoakim (Saint Joachim) 

12- Varia Tron ar Furnezh

13- Intron Varia ar Azvent

14- Santel Patromez ar Breizh

15- Intron-Varia ar Virtuzioù

16- Dimeziñ ar Mamm di Doué (Le Mariage de la Mère de Dieu)

17- Setu Den (Voici l'Homme)

18-  Sant Koulman

19- Kouskedigezh d'ar Intron-Santez Anna (La Dormition de Sainte Anne)

20- Gouel ar Steredenn

21- Kalonoù Unanet ar Jezus ha Varia

22- Saint Joseph qui dort

23-Krist Roue ar Hollved (Le Christ roi de l'Univers)

24- L'Arbre de Vie (Christ de Jelling)

25- Saint Michel Archange

26- Sant Padrig

27- Santez Anna ha Sant Yoakim

28- Santez Treinded

29- Saintes Brigitte et Darlughdach de Kildare

30- Sant Koulman ar Bobbio

31- Sant Donasian ha Sant Rogasian (An Bugale ar Naoned)

32- Sant Salaün ar Folgoat

33- Doue an Tad

34- 

Séries

 

1- Via Matris

2- Via Lucis I

3- Le Chemin de Croix Evangélique

3- Le Chemin de Croix

4- Via Lucis II

5-  

 

Icônes diverses

 

1- Saint Boba Fett

 

Les dessins disponibles sont réalisés en format A4, (petite taille) pour le prix de 40 euros (frais de port et d'envoi non compris), et en format A3 (grande taille) pour le prix de 80 euros (frais de port et d'envoi non inclus). Ils peuvent aussi être réalisés en d'autres formats, me contacter pour cela. (Prix a débattre selon la taille).

 

Réalisation de vos portraits

 

Sur demande, je peux aussi réaliser les portraits que vous désirez, comme par exemple ceux de mon grand Père, Claude Drouin, ou encore de mon père. Me contacter pour plus d'informations.

 

 

Vous désirez acquérir ou commander un dessin présent dans cette liste,

vous désireriez un autre dessin que ceux que je viens de vous présenter (saints patrons, icônes, portaits, etc...)

 

Vous pouvez me contacter

 

Soit par le biais de la Page facebook d'Icônes et Dessins,

 soit en me laissant un message dans l'espace "contactez l'auteur" situé en haut de la colonne de gauche

soit par mail à franck.monvoisin.33@gmail.com.

 

Dernière mise à jour de la page, le 20 juillet 2020

 

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Carnet de commandes

Carnet de commandes

 

Bonjour... Voici la liste complète des dessins en cours de réalisation, comprenant les commandes ainsi que les icônes que j'ai écrit et que j'avais mis d'attente... Du travail pour un bon bout de temps donc mais leur réalisation avance tranquillement...

 

Commande de N. R.

 

2- Portraits (en cours de réalisation)

 

   Commande Mgr Raphaël Steck

 

1- La Dame de tous les Peuples (Grande taille) Mise en couleurs en cours

2- Jésus et Marie Madeleine Mise en couleurs en cours

3- Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus Sacristine (Grande taille) (en cours d'écriture)

4- Le Saint Sacrement (Vision de Mgr Vachère) (en cours d'écriture)

 

 

Père Ontzlake Brown

 

St Evagre le Pontique et St Didyme l'Aveugle (En cours d'écriture)

  

Famille Delage

 

Notre Dame de Rocamadour Finalisée

Famille Franciscaine

 

La Dormition de St François (Franciscaines Missionnaires de Marie de Bordeaux).

Icône des 1ers Franciscains de France pour le Jubilé du 8e centenaire de l'arrivée des Frères en France (Organisation du Jubilé du 8e Centenaire), Sainte Suzanne et Saint François d'Assise (FMM), La Mère de Dieu de Vladimir (O.F.S.).

Icônes pour les Fraternités Franciscaines de Tarbes, Dax, Pau, Bayonne, Orthez.

 

Saint François et le Sultan (Version 3)  Franciscaines Missionnaires de Marie de Bordeaux)

 

Icônes en écriture

 

Grandes Tailles A3

 

Les 7 allégresses de St Joseph

Vita de Saint Jean Paul II

Les Saints Patrons de l'AID

Sainte Rita de Cascia

Sainte Anne d'Auray

Les neuf Choeurs des Anges

 

Notre Dame de la Divine Providence

Notre Dame qui défait les épines

Saint Maximilien Kolbe

Vita de Saint François d'Assise

Vita de Sainte Claire d'Assise

Vita de Saint Martin

Vita de Saint Antoine de Padoue

Vita de Saint Maximilien Kolbe

Notre Dame des Cordeliers (Notre Dame del Popolo)

Les Trois Ordres Franciscains

 

Icône de Très grande Taille
(En dessus du format A3)

 

Toutes les icônes qui suivent sont déjà écrites depuis un bon moment déjà:

Dans l'ordre du niveau de réalisation

Bienheureuse Marguerite Bays (Finalisée a besoin de retouches)

Madonna dell'Arco (Finalisée, finitions)

ND de Lourdes (Retouches et finalisations)

 

Christ Roi de France

St Tarcisius

Ste Elisabeth de Hongrie

Saint Antoine de Padoue

Sainte Monique

 

Reine du Saint Rosaire de Pompéi

Notre Dame du St Secours

Les Trois Saints Coeurs Unis (Coeurs de Jésus, Marie, Joseph)

La Sainte Famille

Le Roi David dansant devant l'Arche d'Alliance

Saint Paul de la Croix

Saint Denys de Paris

Bx John Henry Newman

ND du Sacré Coeur

 

A propos des moyens de paiement

 

Pour faciliter les paiements des dessins, un système de paiement sécurisé, via Paypal, a été ouvert depuis le mois de mai 2017. Possibilité également de régler via la Western Union, par chèque et par mandat postal. Ayant eu assez régulièrement un certain nombre de mauvais payeurs, qui commandent les dessins et ne les règlent pas, les dessins devront donc dorénavant être réglés dès la commande.

 

 

Pour toutes commandes, vous pouvez me contacter soit par le biais de facebook sur la page publique d'Icônes et Dessins,

soit en me contactant par mail à franck.monvoisin.33@gmail.com

soit en me laissant un message par la section "contacter l'auteur", située tout en haut de la colonne gauche.

 

Mise à jour de la page, le 16 juin 2020

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Notre Dame de Rocamadour

Notre Dame de Rocamadour

Réalisation Juin 2020

(3e réécriture)

 

Notre Dame de Rocamadour

1e écriture en mars 2016

 

Mise à jour de la page, 16 juin 2020

Saint François et le sultan

 Saint François et le sultan

 

Saint François et le sultan

Version 1

Réalisation septembre 2015

 

 

St François et le sultan 2

 

Version 2

Novembre 2018

 

St François et le Sultan V

 

Version 3

Décembre 2018

Saint François et le Sultan V

Version 4

Juin 2020

 

 

La Rencontre de Saint François et du Sultan dans les Sources Franciscaines

 

 

1- Dans la Vita Prima de Thomas de Celano, chapitre 20

 

Désir du martyre. Voyages en Espagne et en Syrie. Comment Dieu, par son intervention, tira d’affaire les matelots en multipliant les vivres.

 

Brûlant d’amour pour Dieu, le bienheureux Père François voulait toujours se lancer en de grandes aventures, et son grand cœur ambitionnait d’atteindre, en suivant le chemin des volontés de Dieu, le sommet de la perfection. La sixième année qui suivit sa conversion , brûlant de désir pour le martyre, il résolut de passer en Syrie pour prêcher la foi chrétienne et la pénitence aux Sarrasins et autres infidèles. Il embarqua donc, mais les vents leur furent contraires et il se retrouva sur les côtes d’Esclavonie avec tous les passagers ; ses grands espoirs étaient trompés.

Il attendit quelque temps, puis, comme il n’était plus possible cette année-là de gagner la Syrie, il trouva un équipage qui allait appareiller pour Ancône et sollicita d’être pris à bord. Mais il n’avait pas de quoi payer ; les matelots refusèrent catégoriquement. Le saint, alors, s’en remettant complètement à la bonté de Dieu, se glissa subrepticement dans le navire avec son compagnon. La Providence veillait : un inconnu se présenta, porteur de victuailles ; il fit signe à l’un des passagers, homme craignant Dieu, et lui dit : « Tiens, ne manque pas de distribuer tout ceci aux pauvres cachés à bord chaque fois qu’ils en auront besoin ! » Or une tempête affreuse s’éleva ; il fallut ramer des jours entiers, les réserves s’épuisèrent ; bientôt ne restèrent plus que les provisions du pauvre François. Mais la bonté et la puissance de Dieu les multiplièrent si bien que, durant toute la fin de la traversée, elles suffirent largement aux besoins de tous jusqu’à Ancône. Et les marins, voyant qu’ils avaient échappé au péril de la mer à cause de François le serviteur de Dieu, rendirent grâces au Dieu tout-puissant qui, en la personne de ses serviteurs, se montre toujours aimable et admirable.

François, le serviteur du Dieu très-haut, tourna le dos à la mer et s’en fut parcourir la terre ; il la retourna du soc de sa parole et répandit le bon grain de la Vie qui fournit d’amples moissons ; très nombreux en effet vinrent pour partager sa vie et son idéal des hommes dignes et généreux, clercs et laïcs, qui, touchés par la grâce du Très-Haut, voulaient fuir le monde et s’arracher courageusement au démon. Mais si l’arbre évangélique produisait à profusion des fruits de qualité, le sublime désir du martyre n’en demeurait pas moins ardent au cœur de François. Aussi prit-il peu après le chemin du Maroc pour prêcher l’Evangile du Christ au Miramolin et à ses coreligionnaires . Le désir qu’il l’y portait était si puissant qu’il distançait parfois son compagnon de route et courait, ivre de l’Esprit, réaliser son projet. Mais Dieu dans sa bonté voulut bien se soucier de moi et de beaucoup d’autres : François était déjà rendu en Espagne quand Dieu lui résista en face et, pour l’empêcher d’aller plus loin, le frappa d’une maladie qui le força d’interrompre son voyage.

Peu après son retour à Sainte-Marie de la Portioncule, de nouveaux disciples se présentèrent, nobles et lettrés. Avec sa noblesse d’âme et son rare sens des situations, il sut les recevoir avec honneur et dignité, rendant à chacun ce qui lui était dû. Doué vraiment d’un discernement exquis, il tenait compte de la valeur et de la position d’un chacun. Mais il ne trouverait pas de repos pour son âme tant qu’il n’aurait pas donné libre carrière à ses élans. C’est pourquoi, la treizième année qui suivit sa conversion, il fit voile vers la Syrie où les chrétiens soutenaient chaque jour contre les païens de durs et d’héroïques combats. Il prit un compagnon et sans crainte partit affronter le Sultan des Sarrasins.

Qui pourrait nous le décrire tenant tête avec intrépidité, parlant avec courage, répondant avec assurance et chaleur à ceux qui insultaient la religion du Christ ? Car il fut arrêté par les gardes avant même d’arriver au Sultan, accablé d’injures et de coups, mais il ne frémit pas ; on le menace de mort, il ne se trouble pas ; on lui promet le supplice, il ne s’émeut pas. Après avoir été le jouet de tant de haine, il fut enfin reçu avec beaucoup de courtoisie par le Sultan qui lui donna tous les signes de faveur et lui offrit de nombreux cadeaux pour essayer de fléchir ainsi son âme vers les richesses du monde. Mais à constater que François repoussait énergiquement tous ces biens, il demeura stupéfait, le regardant comme un homme extraordinaire ; il l’écoutait volontiers et se sentait pénétré par sa parole… Mais ici encore le Seigneur refusa d’exaucer les désirs du saint : il se réservait de lui accorder la faveur toute particulière d’une autre grâce.

 

2- Dans la Legenda Major de Saint Bonvaventure 9, 6-9

 

Mais la ferveur de son amour ne put laisser son âme en repos ; une troisième fois il tenta de passer chez les infidèles pour favoriser, en y répandant son sang, l’expansion de la foi en la sainte Trinité, et, la treizième année qui suivit sa conversion, partit pour la Syrie, s’exposant avec courage aux dangers de tous les instants, pour arriver chez le sultan de Babylone en personne. La guerre sévissait alors, implacable entre chrétiens et sarrazins, et les deux armées ayant pris position face à face dans la plaine, on ne pouvait sans risquer sa vie passer de l’une à l’autre. Le sultan d’ailleurs avait publié un édit cruel promettant un besant d’or en récompense à quiconque apporterait la tête d’un chrétien. Mais dans l’espoir d’obtenir sans tarder ce qu’il désirait, François, le vaillant chevalier du Christ, résolut de s’y rendre : loin de craindre la mort, il se sentait attiré par elle. Après avoir prié, il obtint la force du Seigneur et, plein de confiance, chanta ce verset du Prophète : Si j’ai à marcher au milieu des ombres de la mort, je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi.

S’étant adjoint pour compagnon frère Illuminé, homme d’intelligence et de courage, il s’était à peine mis en route qu’il rencontrait deux brebis ; à leur vue il se sentit tout réjoui et dit à son compagnon : « Aie confiance dans le Seigneur, frère, car voici accompli pour nous cet avertissement de l’Évangile : Je vous envoie comme des brebis parmi les loups… » Quelques pas plus loin ils tombaient dans les avant-postes des sarrazins, et ceux-ci, plus rapides que les loups se jetant sur les brebis, se précipitèrent brutalement sur eux et s’en saisirent avec haine et cruauté, les accablant d’injures, les chargeant de chaînes et les rouant de coups. A la fin, après les avoir maltraités et meurtris de toutes manières, ils les amenèrent, conformément aux décrets de la divine Providence, en présence du sultan : c’était ce qu’avait désiré l’homme de Dieu.

Le prince leur demanda qui les envoyait, pourquoi et à quel titre, et comment ils avaient fait pour venir ; avec sa belle assurance, le serviteur du Christ François répondit qu’il avait été envoyé d’au-delà des mers non par un homme mais par le Dieu très-haut pour lui indiquer, à lui et à son peuple, la voie du salut et leur annoncer l’Évangile qui est la vérité. Puis il prêcha au sultan Dieu Trinité et Jésus sauveur du monde, avec une telle vigueur de pensée, une telle force d’âme et une telle ferveur d’esprit qu’en lui vraiment se réalisait de façon éclatante ce verset de l’Évangile : Je mettrai dans votre bouche une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront ni résister ni contredire.

Témoin en effet de cette ardeur et de ce courage, le sultan l’écoutait avec plaisir et le pressait de prolonger son séjour près de lui; mais le serviteur du Christ, instruit par une indication du ciel, lui dit : « Si tu veux te convertir au Christ, et ton peuple avec toi, c’est très volontiers que, pour son amour, je resterai parmi vous. Si tu hésites à quitter pour la foi du Christ la loi de Mahomet, ordonne qu’on allume un immense brasier où j’entrerai avec tes prêtres, et tu sauras alors quelle est la plus certaine et la plus sainte des deux croyances, celle que tu dois tenir. » – « Je doute, remarqua le sultan, qu’un de mes prêtres veuille pour sa foi s’exposer au feu ou subir quelque tourment. » Il venait en effet d’apercevoir l’un de ses prêtres, pontife éminent et avancé en âge pourtant, s’éclipser en entendant la proposition de François.

Le saint lui dit alors : « Si tu veux me promettre, en ton nom et au nom de ton peuple, que vous passez tous au culte du Christ pourvu que je sorte des flammes sans mal, j’affronterai seul le feu. Si je suis brûlé, ne l’attribuez qu’à mes péchés ; mais si la puissance de Dieu me protège, reconnaissez pour vrai Dieu, seigneur et sauveur de tous les hommes, le Christ, puissance et sagesse de Dieu ! » Le sultan n’osa point accepter ce contrat aléatoire par crainte d’un soulèvement populaire ; mais il lui offrit de nombreux et riches cadeaux que l’homme de Dieu méprisa comme de la boue : ce n’était pas des richesses du monde qu’il était avide, mais du salut des âmes. Le sultan n’en conçut que plus de dévotion encore pour lui, à constater chez le saint un si parfait mépris des biens d’ici-bas ; malgré son refus ou peut-être sa peur de passer à la foi chrétienne, il pria cependant le serviteur de Dieu, afin d’être plus certainement sauvé, d’emmener tous ces présents et de les distribuer aux chrétiens pauvres ou aux églises. Mais le saint qui avait horreur de porter de l’argent, et qui ne découvrait pas dans l’âme du sultan les racines profondes de la foi vraie, s’y refusa inexorablement.

Observant que, sans voir exaucé pour autant son désir du martyre, il n’avançait à rien pour la conversion de ce peuple, averti d’ailleurs par Dieu en une révélation, il revint en pays chrétien. Voilà donc ce que Dieu, dans sa bonté, avait décrété, et ce que le saint avait mérité par sa générosité : en ami du Christ, il poursuivit pour Lui, de toutes ses forces, sa recherche de la mort sans jamais cependant la trouver ; il avait acquis cependant le mérite du martyre de désir, et s’il restait en vie, c’est que, par un privilège unique, il devait recevoir plus tard, de ce martyre, le sceau et le symbole : un feu divin si dévorant brûla son cœur qu’il finit par marquer visiblement sa chair.

O vraiment heureux toi dont la chair, sans passer par le fer d’un tyran, n’en fut pas pour autant privée de la ressemblance avec l’Agneau immolé! O vraiment et pleinement heureux, « toi dont le glaive du persécuteur n’a pas ôté la vie, mais qui n’as pas été frustré pourtant de la palme du martyre! »

 

3- Dans la Legenda Minor de Saint Bonaventure, Chapitre 3, 9

 

Le désir du martyre : quel meilleur témoignage pourrait-on découvrir de la ferveur du parfait amour portant vers Dieu cet ami de l’Epoux ? François ne désirait rien tant que s’offrir lui-même au Seigneur comme une hostie vivante,.Trois fois il tenta de passer chez les infidèles ; deux fois la divine Providence y fit obstacle, mais à la troisième tentative, après avoir connu toutes sortes d’avanies, la prison, la bastonnade, des peines et des difficultés de toute nature, il fut enfin mené, car le Seigneur était son guide, en présence du Sultan de Babylone. François lui annonça l’évangile du Christ ; l’Esprit-Saint et la puissance de Dieu lui communiquaient une telle force de persuasion, que le Sultan était dans l’émerveillement ; Dieu inclina son âme à la douceur et il écouta le saint avec bienveillance. A constater chez François ce cœur ardent, cette force d’âme, ce mépris de la vie, une éloquence si persuasive, le Sultan conçut pour lui attachement et dévotion : il le traita avec beaucoup d’égards, lui offrit de riches présents et le pressa de prolonger son séjour près de lui. Mais le saint, dans son parfait mépris du monde et de lui-même, rejeta comme de la boue tout ce qu’on lui offrait ; puis, constatant qu’il n’obtiendrait pas ce qu’il avait désiré, après avoir pourtant déployé loyalement tous ses efforts pour y réussir, revint en pays chrétien, averti d’ailleurs par Dieu en une révélation. Ainsi donc cet ami du Christ avait, de toutes ses forces, cherché à mourir pour lui, mais sans y parvenir ; il avait acquis cependant le mérite du martyre de désir, et s’il restait en vie, c’est que, par un privilège unique, il devait recevoir plus tard, de ce martyre, le sceau et le symbole.

 

4- Dans la Légende de Pérouse 37-38

 

Méditations de la Passion et de l’Humilité du Christ

 

Le bienheureux François souffrit pendant longtemps, et jusqu’à sa mort, du foie, de la rate et de l’estomac. De plus, au cours du voyage qu’il fit outremer pour prêcher au Sultan de Babylone et d’Egypte, il avait contracté une très grave maladie d’yeux causée par la fatigue et surtout par l’excessive chaleur qu’il eut à supporter à l’aller et au retour. Mais si ardent était l’amour qui emplissait son âme depuis sa conversion au Christ, que, malgré les prières de ses frères et de beaucoup d’autres hommes émus de compassion et de pitié, il ne se mettait pas en peine de soigner ces maux.

Chaque jour il méditait l’humilité et les exemples du Fils de Dieu ; il en éprouvait à la fois beaucoup de compassion et beaucoup de douceur, et finalement ce qui était amer pour son corps se changeait en douceur. Les souffrances et les amertumes endurées pour nous par le Christ lui étaient un perpétuel sujet d’affliction et une cause de mortification intérieure et extérieure ; aussi n’avait-il nul souci de ses propres souffrances.

Un jour, c’était peu d’années après sa conversion, il suivait seul la route qui passe prés de Sainte-Marie de la Portioncule et, tout en marchant, se lamentait et gémissait à haute voix. Un homme spirituel, que nous connaissons bien et qui nous a rapporté le fait, le rencontra alors. Cet homme avait témoigné au saint beaucoup de bonté et l’avait consolé avant qu’il eût un seul frère, comme il continua d’ailleurs de le faire par la suite. Il lui dit : « Qu’as-tu donc, frère ? » Il pensait en effet qu’il souffrait de quelque infirmité. Le bienheureux répondit : « Je devrais parcourir le monde entier, pleurant et gémissant ainsi sans fausse honte sur la Passion de mon Seigneur ! » Et cet homme se mit à gémir avec lui et à verser d’abondantes larmes.

Pendant sa maladie d’yeux, il endurait de telles souffrances qu’un jour un Ministre lui dit :

« Frère, pourquoi ne te fais-tu pas lire par ton compagnon quelque passage des Prophètes ou d’autres chapitres des Ecritures ? Ton âme exulterait dans le Seigneur et recevrait ainsi une immense consolation. » Il savait en effet que le bienheureux ressentait beaucoup de joie dans le Seigneur quand on lui lisait les divines Ecritures. Mais il répondit : « Frère, je trouve chaque jour une telle douceur et consolation dans le souvenir et la méditation de l’humilité manifestée ici-bas par le Fils de Dieu, que je pourrais vivre jusqu’à la fin du monde sans qu’il me soit nécessaire d’entendre lire ou de méditer d’autres passages des Ecritures. » Il se répétait souvent et redisait aux frères ce verset de David : Mon âme a refusé d’être consolée. C’est pourquoi, voulant être, comme il le disait fréquemment, l’exemple et le modèle de tous les frères, il refusait non seulement les médicaments, mais encore la nourriture qui lui eût été nécessaire dans ses maladies. C’est pour rester fidèle à ce programme qu’il était dur à son corps, soit quand il paraissait bien portant (encore qu’il fût toujours frêle et vulnérable), soit même au cours de ses maladies.

 

5- Dans les Fiorettis de Saint François, chapitre 24

 

Comment Saint François convertit à la Foi le Sultan de Babylone et la courtisane qui l’incitait lui-même à pécher

 

Saint François, poussé par le zèle de la foi du Christ et le désir du martyre, passa une fois outre-mer avec douze de ses très saints compagnons, pour se rendre tout droit près du Sultan de Babylone. Et ils arrivèrent dans un pays des Sarrasins, où les passages étaient gardés par des hommes si cruels qu’aucun des chrétiens qui y passaient ne pouvait échapper à la mort ; comme il plut à Dieu, ils ne furent pas tués, mais pris, battus et chargés de liens, puis menés devant le Sultan. Et en sa présence, saint François, instruit par l’Esprit-Saint, prêcha si divinement la foi du Christ que pour la prouver il voulait même entrer dans le feu. Aussi le Sultan commença-t-il à avoir une grande dévotion pour lui, tant pour la constance de sa foi que pour le mépris du monde qu’il voyait en lui, – car bien que très pauvre il ne voulait accepter aucun présent, – et pour la ferveur encore qu’il lui voyait pour le martyre. Dès lors le Sultan l’écouta volontiers, le pria de revenir souvent le voir, et lui accorda libéralement à lui et à ses compagnons de pouvoir prêcher partout où il leur plairait. Et il leur donna un signe grâce auquel personne ne pouvait les offenser.

Ayant donc reçu cette généreuse permission, saint François envoya deux à deux les compagnons qu’il avait choisis, dans les diverses régions des Sarrasins pour y prêcher la foi du Christ ; et avec l’un d’eux il choisit un pays, et quand il y arriva il entra dans une auberge pour se reposer. Or il y avait là une femme très belle de corps mais d’une âme sordide, et cette femme maudite incita saint François à pécher. Saint François lui dit : « J’accepte, allons au lit » ; et elle le mena dans sa chambre. Saint François dit : « Viens avec moi, je te mènerai à un lit beaucoup plus beau. » Et il la mena à un très grand feu qui se faisait dans cette maison ; et en ferveur d’esprit il se dépouilla tout nu et se jeta à côté de ce feu sur le foyer embrasé ; et il invita cette femme à se dépouiller et à aller s’étendre avec lui sur ce beau lit de plumes. Et comme il demeura longtemps ainsi, le visage joyeux, ne brûlant pas, ne noircissant nullement, cette femme, épouvantée par ce miracle et touchée de componction dans son cœur, non seulement se repentit de son péché et de son intention perverse, mais se convertit même parfaitement à la foi du Christ, et devint d’une telle sainteté que par elle beaucoup d’âmes se sauvèrent dans ce pays.

A la fin, saint François, voyant qu’il ne pourrait réaliser plus de fruits dans ces contrées, se décida, par révélation divine, à retourner parmi les fidèles avec tous ses compagnons ; et les ayant réunis tous ensemble, il retourna près du Sultan et prit congé de lui. Alors le Sultan lui dit : « Frère François, je me convertirai très volontiers à la foi du Christ, mais je crains de le faire maintenant ; car si les gens d’ici l’apprenaient, ils me tueraient avec toi et tous tes compagnons ; et comme tu peux faire encore beaucoup de bien et que j’ai à achever certaines affaires de très grande importance, je ne veux pas causer maintenant ta mort et la mienne. Mais apprends-moi comment je pourrai me sauver, et je suis prêt à faire ce que tu m’imposeras. » Saint François dit alors : « Seigneur, je vais maintenant vous quitter, mais après que je serai retourné dans mon pays et, par la grâce de Dieu, monté au ciel après ma mort, je t’enverrai, selon qu’il plaira à Dieu, deux de mes frères, de qui tu recevras le baptême du Christ ; et tu seras sauvé, comme me l’a révélé mon Seigneur Jésus-Christ. Et toi, en attendant, dégage-toi de tout empêchement, afin que quand viendra à toi la grâce de Dieu, elle te trouve disposé à la foi et à la dévotion. » Le Sultan promit de le faire, et il le fit.

Après cela, saint François s’en retourna avec le vénérable collège de ses saints compagnons ; et quelques années plus tard saint François, par la mort corporelle, rendit son âme à Dieu. Et le Sultan, étant tombé malade, attendit la réalisation de la promesse de saint François et fit mettre des gardes à certains passages, ordonnant que si deux frères, portant l’habit de saint François, venaient à s’y montrer, on les lui amenât immédiatement. En ce même temps, saint François apparut à deux frères et leur commanda de se rendre sans retard près du Sultan et de lui procurer son salut, comme lui-même le lui avait promis. Ces frères se mirent immédiatement en route, et après avoir passé la mer ils furent par ces gardes menés près du Sultan. Et en les voyant le Sultan eut une très grande joie et dit : « Maintenant je sais vraiment que Dieu m’a envoyé ses serviteurs pour mon salut, selon la promesse que, par révélation divine, m’a faite saint François. » Il reçut donc desdits frères l’enseignement de la foi du Christ et le saint baptême, et ainsi régénéré dans le Christ il mourut de cette maladie ; et son âme fut sauvée par les mérites et l’opération de saint François. A la louange du Christ. Amen.

 

François d’Assise et la rencontre avec le Sultan

Une expérience du passé qui nous ouvre sur le monde d’aujourd’hui!

 

Nous vivons de plus en plus dans une société où les différentes cultures se côtoient, s’entremêlent et s’entrechoquent même. Dans les grandes villes du pays il est plus facile de faire ce constat. Les habitants des zones urbaines vivent à côté des personnes d’origines ethniques diverses tandis que dans les milieux ruraux, cela est plutôt rare mais les gens savent par les médias ou par des connaissances que les personnes venant d’autres pays se font davantage présents.

C’est pourquoi Les Franciscains trouvent important d’entamer une réflexion active sur notre ouverture vers les autres cultures et les autres religions afin de diminuer les tensions, les intolérances et l’incompréhension. Plusieurs frères travaillent concrètement dans des organismes ou des projets de dialogues inter religieux s’inspirant en cela de l’expérience de François d’Assise avec le Sultan. Il est en effet inspirant de constater que même au Moyen-Âge, au temps de François d’Assise, des chrétiens ont voulu établir des relations harmonieuses avec d’autres religions, en particulier avec l’Islam, au lieu d’encourager la guerre et la violence.

Même si François d’Assise était allé rencontrer le Sultan dans l’idée de le voir convertir vers la religion chrétienne, il y a dans sa démarche une volonté de réconciliation et de paix. Et encore plus réconfortant, c’est que nous pouvons appliquer à notre temps les leçons de cette rencontre profonde, pleine d’humanité et de tendresse.

Les Franciscains souhaitent contribuer à l’éveil des jeunes sur l’existence d’autres cultures, d’autres religions que l’on se doit de respecter.

 

François d’Assise et le Sultan : La rencontre

 

Nous vous présentons l’histoire de cette rencontre entre François d’Assise et le Sultan tel que rapporté par Saint Bonaventure qui a écrit sur la vie de François et approuvé en 1266 par l’Ordre des Frères Mineurs (ofm). Nous nous sommes permis d’apporter quelques changements au texte original afin de le rendre plus accessible.

 

Nous sommes en 1219

 

« S’exposant avec courage aux dangers de tous les instants, François voulait se rendre chez le sultan de Babylone en personne. La guerre sévissait alors, implacable entre chrétiens et sarrazins, et les deux armées ayant pris position face à face dans la plaine, on ne pouvait sans risquer sa vie passer de l’une à l’autre.

Mais dans l’espoir d’obtenir sans tarder ce qu’il désirait, François résolut de s’y rendre. Après avoir prié, il obtint la force du Seigneur et, plein de confiance, chanta ce verset du Prophète: « Si j’ai à marcher au milieu des ombres de la mort, je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi ».

S’étant adjoint pour compagnon frère Illuminé, homme d’intelligence et de courage, il s’était mis en route traversant la mer et se retrouvant dans le pays du sultan. Quelques pas plus loin , ils tombaient dans les avant-postes des sarrazins, et ceux-ci, plus rapides, se précipitèrent sur eux. Ils les accablèrent d’injures, les chargeant de chaînes et les rouant de coups. À la fin, après les avoir maltraités et meurtris de toutes manières, ils les amenèrent, conformément aux décrets de la divine Providence, en présence du sultan: c’était ce qu’avait désiré François.

Le prince leur demanda qui les envoyait, pourquoi et à quel titre, et comment ils avaient fait pour venir; avec sa belle assurance, François répondit qu’il avait été envoyé d’au delà des mers non par un homme mais par le Dieu très-haut pour lui indiquer, à lui et à son peuple, la voie du salut et leur annoncer l’Évangile qui est la vérité. Puis il prêcha au sultan Dieu Trinité et Jésus sauveur du monde, avec une telle vigueur de pensée, une telle force d’âme et une telle ferveur d’esprit qu’en lui vraiment se réalisait de façon éclatante ce verset de l’Évangile: « Je mettrai dans votre bouche une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront ni résister ni contredire ».

Témoin en effet de cette ardeur et de ce courage, le sultan l’écoutait avec plaisir et le pressait de prolonger son séjour auprès de lui. Il offrit à François de nombreux et riches cadeaux que l’homme de Dieu méprisa comme de la boue: ce n’était pas des richesses du monde qu’il était avide, mais du salut des âmes.

Le sultan n’en conçut que plus de dévotion encore pour lui, à constater chez le saint un si parfait mépris des biens d’ici-bas.

François quitta le pays du sultan escorté par ses soldats ».

 

Que reste-t-il de cette rencontre ?

 

« Il semble, souligne Albert Jacquard (Le Souci des Pauvres, éd. Flammarion, 1996) que le sultan n’oublia pas le sourire de François, sa douceur dans l’expression d’une foi sans limite. Peut-être ce souvenir fut-il décisif lorsqu’il décida, dix années plus tard, alors qu’aucune force ne l’y contraignait, de rendre Jérusalem aux chrétiens. Ce que les armées venues d’Europe n’avaient pu obtenir, l’intelligence et la tolérance de Malik al-Kamil permettraient à l’islam de l’offrir. Sans doute le regard clair de François avait-il poursuivi son lent travail dans la conscience de cet homme ouvert à la pensée des autres ».

En réalité, cette distinction que l’on fait aujourd’hui entre les différentes religions cache la véritable opposition: celle du « Nord » contre le « Sud », et surtout des riches contre les pauvres. Car les musulmans eux aussi souhaitent bâtir un monde meilleur avec des valeurs humaines et spirituelles.

C’est pourquoi afin de continuer le travail de François d’Assise qui désirait ardemment tisser des liens avec les musulmans pour bâtir la paix, les Franciscains du Québec ont tenté des rapprochements avec les gens d’autres religions (amérindiens, bouddhistes, sikhs, hindous, juifs, musulmans et des chrétiens de plusieurs dénominations). Ensemble, ils cherchent des moyens pour faire face aux difficultés de notre temps: pauvreté, solitude, violence, drogue, etc.

À Montréal, les Franciscains ont organisé durant dix ans des prières qui rassemblaient des délégués de huit religions. Ces rassemblements ont suscité des initiatives diverses: prières interreligieuses organisées par des associations, des écoles, des prêtres ou pasteurs chrétiens; un groupe de femmes musulmanes et chrétiennes; un Conseil interreligieux.

Ailleurs, au Liban, aux Philippines et en Indonésie, des Franciscains et des musulmans s’unissent chaque année pour organiser et vivre un pèlerinage orienté vers la paix ou pour une cause sociale.

Dans une école primaire située à Tyr, au Liban, des moyens ont été mis en œuvre par les Franciscains pour respecter les différences mais aussi pour éviter de marginaliser un groupe au détriment de l’autre ou d’encourager la compétition entre les religions. Chaque classe, chaque équipe sportive, chaque groupe social compte des jeunes de chaque religion. Dans un match de football, par exemple, on ne verra pas une équipe formée exclusivement de musulmans jouer contre une équipe de chrétiens.

Comme on le constate il est possible de faire naître des initiatives entre des personnes de différentes religions et de vivre cette fraternité universelle dont François a tant rêvée.

Texte extrait du site www.franciscain.org

 

"Le Franciscain et le Soufi"

 

 

Pour approfondir

"Saint François et le Sultan", du Frère Gwenolé Jeusset OFM, Editions Albin Michel, collection Spiritualités vivantes

"Exil et Tendresse", du Frère Eloi Leclerc, Editions Franciscaines 

 

Mise a jour de la page, le 16 juin 2020

08 juin 2020

Saint Joseph des Artistes

St Joseph des artistes 01 Site

Saint Joseph des Artistes

Réalisation Juin 2020

Icône disponible sur demande

 

Icône réalisée pour et à la demande du Centre Miséricorde - Saint Joseph

 

"Depuis 4 ans nous recevons énormément d'artistes et depuis le début de l'année mes missions parisiennes m'amènent à en rencontrer beaucoup. Cette année 2020 étant pour ce métier extrement compliqué, j'ai eu l'inspiration de cette icône pour les aider et que Saint Joseph leur accorde protection.

Vous y trouverez un peu tous les arts et pour certain ils sont représentés par des personnalités connues comme le music-hall avec notre ami Michou, la chanson avec DALIDA OFFICIEL et la peinture avec Maurice Utrillo" (Mgr Raphaël Steck, évêque, fondateur du Centre de la Miséricorde et du Sanctuaire Saint Joseph de Lingolsheim).

 


06 janvier 2020

Saint Joseph artisan

St Joseph artisan-001

Saint Joseph artisan

Réalisation janvier 2020

à la demande de la Paroisse Saint Joseph des Travailleurs de Mazamet-Albi

de l'Eglise Apostolique oeucuménique de France

Cette Icône est disponible sur demande

 

Saint Joseph artisan

Fête le 1er mai

 

La fête de saint Joseph Artisan, fixée au 1er mai par le pape Pie XII, succède à la solennité de saint Joseph qui se célébra jusqu'en 1955. Le monde du travail prend une conscience grandissante de son importance et c'est le rôle de l'Église de lui enseigner toute sa dignité; la figure de saint Joseph y contribue merveilleusement. Cette fête de saint Joseph est une triple fête patronale: fête de l'Église, fête de la famille et du foyer, fête du travail et de l'atelier. En était-il une qui fût davantage dans l'esprit de l'Évangile et dans l'esprit des temps nouveaux?

La présence de Jésus dans l'atelier de Nazareth enseigna à saint Joseph le prix des heures pénibles, et le dur labeur accepté comme une réparation pour l'impudence de l'homme à faire fi des lois de Dieu, a acquis grâce au Christ, une valeur rédemptrice. Artisan avec Dieu créateur, frère de travail de Jésus-Ouvrier, associé avec Lui au rachat du monde, saint Joseph n'attirera jamais trop les regards et la prière de notre siècle.

C'est pourquoi l'Église, s'inspirant de la Tradition qui baptisa autrefois quantité de fêtes païennes pour les doter d'un contenu chrétien tout nouveau, plaça la fête civile du travail sous le puissant patronage de saint Joseph. Ouvrier toute sa vie, qui mieux que lui rendit grâces à Dieu le Père en son labeur de chaque jour? C'est ce modeste artisan que Dieu choisit pour veiller sur l'enfance du Verbe incarné venu sauver le monde par l'humilité de la croix.

«N'est-il pas le fils du charpentier?» disait-on du Sauveur. Joseph, connu à Nazareth comme l'époux de Marie et le père de Jésus, homme juste, sans autres ressources que son métier, Joseph, ce fugitif de la grandeur, nous apparaît comme le modèle achevé de l'ouvrier selon le Coeur de Dieu.

Modèle de travail, de fidélité, de dévouement, Joseph était prédestiné à devenir le patron de toute la classe ouvrière, prédominante de nos jours. Diligence, application, constance, sérénité, abnégation de soi, telles furent les vertus du saint charpentier de Nazareth. Le souci de l'accomplissement de la Volonté du Père qui a dit: «Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front,» animait l'âme de Joseph artisan.

Par ses paroles et par ses exemples, Joseph nous enseigne l'humilité, la pauvreté, la mortification du corps et le travail. Quand nous avons, comme dit l'Apôtre, la nourriture et le vêtement, contentons-nous-en; tenons-nous-en au nécessaire, sans aspirer au superflu. Apprenons du saint charpentier de Nazareth à envisager le travail, non comme un esclavage, mais comme un privilège de grandeur et de noblesse, car le travail expie le péché et sanctifie l'homme.

Rappelons-nous aussi que c'est l'effort et non le succès qui garantit le mérite et la récompense. Sur la terre, le travail est la suprême fonction de l'homme et toute sa vie dépend de la manière dont il sait l'accomplir. Comme saint Joseph artisan, imprégnons notre travail de foi, d'espérance et de charité afin d'obtenir cette transfiguration divine des besognes ordinaires. Cet esprit surnaturel nous évitera le mécontentement et la mauvaise humeur. A l'exemple du saint Patriarche, que la prière se joigne à notre travail afin que notre travail devienne une prière.

 

(Tiré de R. P. Frédéric de Ghyvelde, O.F.M. - Dom Guéranger, L'Année Liturgique)

 

Prière de saint Pie X

au glorieux saint Joseph modèle des travailleurs


Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l'oeuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph! telle sera ma devise à la vie à la mort. Ainsi soit-il.

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05 novembre 2019

Saint Joseph, Terreur des démons

Terreur des démons-001

Saint Joseph, Terreur des démons

icône réalisée à la demande du Sanctuaire Saint Joseph de la Miséricorde

(Lingolsheim, France)

Réalisation Novembre 2019

Cette icône est disponible sur demande en grande et petite taille

 

Traduction des textes hébraïques

 

יוסף מנצארה

Joseph de Nazareth

 

 

ישו

Jésus

 

סנט ג'וזף, אימת השדים

Saint Joseph, terreur des démons

 

 

L'autel du Sanctuaire Saint Joseph de la Miséricorde

Eglise Notre Dame des Sept Joies

(Lingolsheim, France)

 

Page mise à jour le 18 novembre 2019

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Apprentissage de l'Enfant Jésus

Apprentissage de l'E

Apprentissage de l'Enfant Jésus

Réalisée à la demande du

Sanctuaire Saint Joseph de la Miséricorde

(Lingposlheim, France)

Réalisation Novembre 2019

 

Cette icône disponible sur demande en grande taille (A3) et en Petite taille (A4)

 

Traduction des textes en hébreu

 

יוסף מנצארה

 Joseph de Nazareth

 

מחנך קדוש וצנוע של ישוע הילד

 

Saint et chaste éducateur de l’Enfant Jésus

 

 

L'autel du Sanctuaire Saint Joseph de la Miséricorde

 Eglise Notre Dame des Sept Joies

(Lingolsheim, France)

 

Page mise à jour le 11 novembre 2019

 

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20 août 2019

Dieu le Père

Dieu le Père

D'après les visions de Mère Eugenia Elisabetta Ravasio

 

Dieu le Père

Réalisation mars 2017

 

Doué an Tad-1

 

Réalisation août 2019

 

Icônes disponibles sur demande

 

 

Le Message de Dieu le Père à Mère Eugenia Elisabetta Ravasio est à lire ici

 

Page mise à jour le 20 août 2019

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La Face outragée de Jésus

Face Outragée de Jésus-1

La Face outragée de Jésus

Réalisation août 2019

Icône disponible

 

Sainte Véronique

De Jérusalem à Bordeaux, en passant par Soulac

 

L’épisode du Voile de Véronique (Vera Ikon – image vraie en grec) n’apparaît pas chez les Evangélistes mais dans l’évangile apocryphe de Nicomède au Vème siècle. Elle serait la femme que le Christ guérit de ses hémorragies et qui intervint devant Pilate pour prendre sa défense lors de son procès.

Elle aurait essuyé la face du Christ, ou, selon d’autres récits, c’est le Christ lui-même qui aurait appliqué le voile sur son visage ensanglanté. Véronique, reprenant le linge, découvrit alors que le visage du Christ s’était imprimé sur celui-ci.

Le précieux linge conservé par elle fut désigné en grec sous le nom de veronicon (en latin : veraeffigies) vrai visage du Christ. Cette femme s’appelait Veronique ou Berenice. La scène dut se passer devant de sa maison. On en a conservé le souvenir dans une des stations du chemin de croix.

A partir de ce moment-là le destin de Véronique diverge selon les légendes.

Véronique, aurait été appelée à Rome par l’empereur Tibère qui était malade : elle y aurait apporté le linge sur lequel était imprimée la Sainte Face et au contact de cette relique, l’empereur aurait été guéri. Au moment de sa mort Véronique aurait confié le voile au Pape, Saint Clément. Benoît XIV dit que l’exactitude du fait a été contestée parce que toute l'antiquité a ignoré le nom de Véronique ; le nom ne figure pas au martyrologe romain corrigé par Baronius. En somme, la venue de Véronique à Rome tient à deux faits non prouvés : le désir de l’empereur Tibère qui veut voir JESUS puis une lettre d’Abgar d’Edesse, qui en vue de le convertir lui envoie avec sa lettre, l’image de Jésus.

Cette tradition est attestée au 14ème siècle : Baronius l’insère dans ses annales sous l’année 34 ; on institue une fête avec une messe spéciale dans le missel ambrosien, mais Saint Charles Borromée supprime cette messe. Le nom de Véronique ne figure pas dans les anciens martyrologes ni dans ceux du Moyen Age ; on ne le trouve pas inscrit dans le martyrologe de Galesinius, on ne l’a pas inscrit dans le martyrologe romain.

Selon les visions de Catherine Emmerich Véronique apporta la Sainte Face à Tibère pour le guérir de sa maladie. Récompensée par l’empereur elle retourna à Jérusalem où elle fut emprisonnée et mourut de faim dans sa cellule.

Dans la tradition des Gaules, Véronique d'après une tradition bien établie, serait née dans le Sud Ouest, est une des Saintes Femmes, dans la région de Bazas qui accompagnèrent le Christ dans sa montée au Calvaire.

Ayant épousé Zachée, le collecteur d’impôts qui, sous le nom d’Amator, se retira dans un ermitage devenu Roc Amadour, Véronique se retira à Soulac ou elle mourut en 70 après y avoir fondé un oratoire dédié à la Vierge Marie dans lequel elle déposa une relique du lait de la Vierge. Cette chapelle fut à la base de l'actuelle Basilique Notre Dame de la Fin des Terres. Les reliques de Sainte Véronique, se trouvent à Bordeaux, dans la Basilique Saint Seurin où elles furent apportées au moment de l'invasion normande. L'on peut actuellement vénérer ses reliques dans la chapelle Saint Fort de la Basilique Saint Seurin.

 

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La dévotion à la Sainte Face

(tirées d’un livret publié avec imprimatur en 1959)

 

La dévotion à la Sainte Face a pour but principal de rendre à la Face adorable de Jésus-Christ défigurée dans la Passion, des hommages de respect et d’amour ; de réparer les blasphèmes et la violation du dimanche qui l’outragent de nouveau ; enfin, d’obtenir de Dieu la conversion des blasphémateurs et des profanateurs du saint jour.

Cette touchante dévotion, que Notre-Seigneur semble avoir instituée Lui-même le jour de Sa mort, en imprimant miraculeusement Ses traits ensanglantés sur le voile de Véronique, a toujours été connue et pratiquée dans l’Eglise. Le saint voile, conservé précieusement à Rome dans la basilique Vaticane, y est entouré d’honneurs et de marques de confiance. Plusieurs fois l’an, on l’expose à la vénération des fidèles. Les Souverains Pontifes ont accordé de nombreuses indulgences à ceux qui visitent pieusement cette relique insigne.

Plusieurs saints et saintes se sont distingués par leur piété envers la divine Face et en ont retiré toutes sortes de fruits de grâces pour le salut ; nous citerons parmi les personnes mortes en odeur de sainteté, la Soeur Marie de Saint-Pierre, carmélite de Tours, la Mère Marie-Thérèse, fondatrice de la congrégation de l’Adoration Réparatrice, enfin le vénéré M. Dupont, l’infatigable propagateur du culte de la Sainte Face. Cette dévotion a pris en ces derniers temps un développement considérable. C’est un souffle de l’Esprit-Saint qui semble passer sur tout l’univers catholique, c’est un remède providentiel offert au monde pour combattre les ravages de l’impiété et se prémunir contre les fléaux de la divine justice.

Les magnifiques et consolantes promesses de Notre-Seigneur, confirmées par une heureuse expérience, montrent combien la dévotion à la Sainte Face est agréable à Dieu et utile à tous les chrétiens. Que de succès dans les affaires, que de lumières surnaturelles, que de conversions inespérées, que de grâces de choix obtenues par ce moyen ! En particulier, que de guérisons merveilleuses opérées par la vertu de l’huile qui brûle constamment à Tours devant la vénérable image.

Il est à remarquer que Notre-Seigneur, en aucune partie de Son Corps adorable, n’a souffert autant de mauvais traitements, d’outrages et d’ignominies qu’en Son aimable Visage. Aucune circonstance de la Passion n’a été aussi clairement annoncée par les Prophètes, ni aussi minutieusement rapportée par les Evangélistes. Tous ces détails n’ont pas été consignés dans l’Ecriture sans un dessein particulier de Dieu. Ils nous exhortent éloquemment à donner, entre les différents mystères de la douloureuse Passion du Rédempteur, une place à part aux humiliations et aux douleurs de Sa Très Sainte Face.

Chrétiens, qui avez à coeur la gloire de Dieu et le salut du prochain, avec une confiance absolue, priez devant l’image de la Face sanglante et humiliée de votre Sauveur. En réparation de toutes les impiétés du monde, offrez au Père adorable cette Face avec Ses tristesses, Ses larmes, Ses meurtrissures, Ses plaies, Son sang, Ses ignominies. Par là, vous apaiserez la colère de Dieu, vous obtiendrez la conversion de vos frères égarés, vous contribuerez puissament au triomphe de l’Eglise et au salut de la patrie, et vous participerez aux magnifiques récompenses que promet Notre-Seigneur.

 

Promesses faites par Notre-Seigneur Jésus-Christ

en faveur de tous ceux qui honoreront Sa Sainte Face

(promesses données à Sainte Gertrude, Sainte Mechtilde et Soeur Marie de Saint-Pierre)

 

1 –  « Ils recevront en eux, par l’impression de Mon humanité, un vif éclat de Ma divinité, et ils en seront éclairés au fond de l’âme, de sorte que, par la ressemblance de Mon Visage, ils brilleront plus que beaucoup d’autres dans la vie éternelle » (Sainte Gertrude, « Insinuations » livre I, chap. VII).

2 – Sainte Mechtilde demandant à Notre-Seigneur que ceux qui célèbrent la mémoire de Sa douce Face ne soient jamais privés de Son aimable compagnie, Il répondit : « Pas un d’eux ne doit être séparé de Moi » (Sainte Mechtilde, « de la grâce spirituelle » livre I, chap. XIII).

3 – « Notre-Seigneur, dit la Soeur Marie de Saint-Pierre, m’a promis d’imprimer dans les âmes de ceux qui honoreront Sa Très Sainte Face, les traits de Sa divine ressemblance » (21 janvier 1847). « L’image de cette face adorable est comme le cachet de la divinité qui a la vertu de réimprimer, dans les âmes qui s’appliquent à Elle, l’image de Dieu » (6 novembre 1845).

4 – « Vous obtiendrez par la dévotion à l’image de Ma Sainte Face le salut de beaucoup de pécheurs. Par cette offrande, rien ne vous sera refusé. Si vous saviez combien la vue de Ma Face est agréable à Mon Père ! » (22 novembre 1846).

5 – « Tous ceux qui s’appliqueront à honorer Ma Sainte Face en esprit de réparation feront en cela l’office de la pieuse Véronique » (27 octobre 1847).

6 – « Selon le soin que vous aurez de réparer Mon portrait défiguré par les blasphémateurs, de même J’aurai soin du vôtre qui a été défiguré par le péché ; J’y imprimerai Mon image et Je le rendrai aussi beau qu’il était au sortir des fonts du baptême » ( 3 novembre 1845).

7 – « Notre-Seigneur m’a promis, dit encore la Soeur Saint-Pierre, pour tous ceux qui défendraient Sa cause en cette oeuvre de réparation, par paroles, par prières ou par écrits, qu’Il défendrait leur cause devant Son Père ; à leur mort, Il essuiera la face de leur âme, en effaçant les taches du péché, et leur rendra leur beauté primitive » (12 mars 1846).

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Le miracle du 6 janvier 1849

 

Le samedi 6 janvier 1849, se produisit dans la Basilique Saint-Pierre au Vatican un prodige qui a été relaté par le journal de la Basilique et fut confirmé par le Pape Léon XIII dans un bref daté du 1er octobre 1885.

Pour bien comprendre ce qui se passa il importe d’abord de se remettre dans le contexte historique.

A cette date, le Bienheureux Pape Pie IX se trouvait en exil à Gaëte, dans le Royaume de Naples. L’année 1848, en effet, avait vu se succéder des révolutions dans toute l’Europe. Rome – capitale des Etats de l’Eglise – n’avait pas été épargnée par le ferment révolutionnaire et par les troubles : c’est ainsi que le 15 novembre 1848, Pellegrino Rossi  – ministre de  l’intérieur et des finances, qui jouissait de l’entière confiance de Pie IX -,  avait été lâchement assassiné. Le Souverain Pontife voyait les troubles grandir et ne se sentait plus en sûreté. La volonté de poursuivre son ministère spirituel en toute indépendance l’avait finalement contraint à quitter Rome ; il était allé demandé protection et asile auprès des Souverains de Naples. Cet exil dura 17 mois. Pendant ce temps, de manière assez fréquente, le clergé et les fidèles de Rome organisaient dans les diverses églises de la Ville Eternelle des cérémonies ferventes pour demander à Dieu la fin des troubles et le retour du Pape.

La deuxième chose qu’il faut savoir (ceux qui sont allés à Rome et ont eu une visite guidée de la Basilique Saint-Pierre s’en souviennent peut-être), c’est que la Basilique Saint-Pierre ne renferme pas seulement la tombe du Prince des Apôtres, mais qu’au cours des siècles son « trésor » a été enrichi d’importantes et précieuses reliques au nombre desquelles on compte une part importante du Bois de la Sainte Croix (amené de Jérusalem par l’impératrice Sainte Hélène), le fer de la lance avec lequel le centurion a ouvert le côté du Christ mort (découvert grâce à un miracle, en 1099, par Adhémar de Monteil dans une église d’Antioche de Syrie où le reliquaire avait été emmuré par crainte des profanations sarrasines, puis oublié), et le voile de la pieuse femme qui, sur le chemin du Calvaire, avait essuyé le visage ensanglanté du Christ.

Ce voile avait reçu le nom de « veronica », contraction et latinisation de veron ‘ikon, que l’on peut traduire par « image véritable ».

Malgré les assertions infondées d’un certain nombre d’historiens et de chercheurs qui veulent à tout prix – et au mépris d’une tradition fermement établie – que l’image qui se trouve sur le linceul de Turin soit à l’origine de la « légende » de Sainte Véronique, je persiste à affirmer qu’il s’agit bien de deux images miraculeuses différentes.

La tradition les distingue bien en effet :

1) d’une part, le linceul – actuellement conservé à Turin mais fut vénéré à Constantinople jusqu’au moment de l’odieuse mise à sac de la ville par les croisés (en avril 1204) – sur lequel se trouve une image en trois dimensions, « projetée » sur le linge, et qui reste totalement inexpliquée dans l’état actuel des sciences ;

2) et d’autre part le linge avec lequel cette courageuse hiérosolymite, prise de compassion, essuya la sueur, le sang et les crachats mêlés à la poussière qui souillaient le visage du Sauveur. Sur ce voile, il s’agissait probablement d’une empreinte laissée par  les matières épongées lors du contact direct (et non d’une projection). Il s’agissait de ce fait d’une image « déformée ». Vous obtiendrez quelque chose de semblable si vous vous barbouillez la figure avec de la suie et que vous vous essuyez ensuite avec un linge : en l’appliquant sur toute la surface du visage, vous obtiendrez  ensuite votre propre portrait, mais vos traits  seront déformés par une espèce d’amplification, puisque tous les contours de ce qui est en relief se retrouveront développés à plat.

De très anciennes traditions, dont on ne veut plus tenir compte aujourd’hui, nous rapportent que l’empereur Tibère avait entendu rapporter certaines choses sur ce Jésus qui, même au-delà de la mort, recrutait des disciples et opérait des miracles. Alors qu’il se trouvait très malade et que ses médecins étaient impuissants à lui rendre la santé, il avait appris qu’une image réputée miraculeuse du Christ était en possession d’une femme, parmi ses disciples. Il la fit donc rechercher et venir à son chevet ; il entendit de sa bouche le récit de la Passion du Sauveur et recouvra la santé en contemplant son image, cette veron ‘ikon, dont le nom finit par être donné à la femme qui avait bénéficié du miracle.

Le voile miraculeux resta donc à Rome où il est réputé demeurer aujourd’hui encore. Il n’est plus guère exposé à la vénération des foules de nos jours, mais j’ai eu l’occasion de rencontrer un vieux cordelier qui l’avait vu de près sous le règne de Pie XII et m’a expliqué que l’image figurant sur le voile était tellement estompée qu’elle était devenue presque imperceptible à l’oeil.

Le samedi 6 janvier 1849 donc, les chanoines de la Basilique Vaticane, ainsi qu’une foule de fidèles, étaient à genoux en présence des Reliques Majeures solennellement exposées. Tous purent soudain observer que sur la « véronique », l’image estompée devenait de plus en plus nette et reformait le visage vivant de Notre-Seigneur Jésus-Christ : les déformations en avaient disparu, parce que les amplifications dues à l’applatissement des traits avaient retrouvé leur relief ! C’était bien le visage de l’Homme des douleurs décrit par Isaïe, non pas dans l’apaisement de la mort comme il apparaît sur le linceul, mais saisi comme par un instantané dans le cours du chemin de la Croix.

En 1849, les pèlerins présents dans la Basilique Saint-Pierre n’avaient bien évidemment pas avec eux d’appareils photographiques pour  immortaliser cette manifestation miraculeuse (j’emploie à dessein ce mot de manifestation, puisque le 6 janvier est la fête de l’Epiphanie, mot dérivé du grec et qui signifie justement  manifestation – au sens d’apparition -, et que nos frères chrétiens d’Orient nomment encore plus explicitement ce jour « Théophanie », c’est à dire manifestation de Dieu). Le seul moyen dont on disposait pour garder le souvenir et propager l’image de ce miracle fut donc la gravure : selon les déclarations des témoins, un graveur tenta de rendre les traits de l’apparition et l’on procéda à des impressions (non seulement sur papier mais aussi sur tissu) de l’image ainsi obtenue. Ces reproductions furent données par les chanoines de la Basilique Vaticane avec un certificat d’authenticité portant le sceau de cire rouge du Chapitre.

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En France, Monsieur Léon Papin-Dupont, surnommé le saint homme de Tours, reçut une de ces reproductions et l’installa à la place d’honneur dans son salon, bientôt converti en oratoire. En effet les grâces, physiques et spirituelles, obtenues en priant devant cette image et en invoquant la Sainte Face de Notre-Seigneur Jésus-Christ, se multiplièrent rapidement, conformément aux révélations qu’avaient reçues, quelques années auparavant, dans cette même ville de Tours, une carmélite du nom de Soeur Marie de Saint-Pierre. Une confrérie de prière fut établie dans l’oratoire de Monsieur Dupont et il est intéressant de noter que la famille Martin se fit inscrire sur les registres de cette confrérie. La petite dernière, Thérèse, fut profondément marquée par cette dévotion, très implantée au Carmel de Lisieux, et choisit en conséquence de porter en religion le nom de Soeur Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face…

Nous terminerons donc l’évocation de ce miracle en publiant l’une des prières à la Sainte Face écrite par celle qu’un Pape a désignée comme « la plus grande sainte des temps modernes » :

Ô Jésus, qui dans votre cruelle Passion êtes devenu ’’l’opprobre des hommes et l’homme de douleurs’’, je vénère votre divin visage, sur lequel brillaient la beauté et la douceur de la divinité,

maintenant devenu pour moi comme le visage d’un ’’lépreux’’ ! Mais sous ses traits défigurés, je reconnais votre amour infini et je me consume du désir de vous aimer et de vous faire aimer de tous les hommes. Les larmes qui coulèrent si abondamment de vos yeux m’apparaissent comme des perles précieuses que j’aime à recueillir, afin d’acheter avec leur valeur infinie les âmes des pauvres pêcheurs.

 Ô Jésus, dont le visage est la seule beauté qui ravit mon coeur, j’accepte de ne pas voir ici-bas,

la douceur de votre regard, de ne pas sentir l’inexprimable baiser de votre bouche sainte ; mais je vous supplie d’imprimer en moi votre divine ressemblance, de m’embraser de votre amour, afin qu’il me consume rapidement et que j’arrive bientôt à voir votre glorieux visage dans le Ciel. Ainsi soit-il.

 

Textes extrait du site http://leblogdumesnil.unblog.fr