Bx Pacifique1

Bienheureux Pacifique

(Première version)

Réalisation septembre 2017

 

 

Bx Pacifique 2

Bienheureux Pacifique

(Deuxième version) 

Réalisation octobre 2017

 

Ces icônes sont disponibles sur demande 

 

Le Bienheureux Frère Pacifique de la Marche

Compagnon de Saint François d'Assise

Religieux du 1er Ordre

+ en 1230

Fête le 10 juillet

 

 

« Au moment où le séraphique saint François commençait à évangéliser les villes et les campagnes de l'Italie, et à opérer partout sur son passage les plus étonnantes conversions, vivait dans les cours et les palais des grands un personnage devenu l'une des gloires religieuses de ce pays. Il était du nombre de ceux qu'on appelait en Provence trouvères ou troubadours. L'empereur Frédéric II l'avait couronné en qualité de prince des poètes, ce qui le faisait nommer ordinairement le Roi des vers.

Un jour qu'il traversait le petit bourg de San-Severino, il entra dans l'église d'un monastère pour y entendre la prédication. C'était François d'Assise lui-même qui parlait aux fidèles assemblés. Notre troubadour ne le connaissait point, encore; mais, pendant qu'il écoutait attentivement les yeux fixés sur le visage du Saint, il vit comme deux épées lumineuses former une croix sur sa tête et deux autres sur sa poitrine. Frappé de cette vision, le jeune mondain reconnaît tout le néant des vanités auxquelles il a livré sa vie; il vient, le sermon fini, se jeter entre les bras de saint François et lui demande de le recevoir au nombre de ses disciples. Le Saint rendit grâces au Seigneur en voyant ce nouveau fils spirituel passer presque sans intervalle des agitations du siècle à la paix de Jésus-Christ il le nomma frère Pacifique.

En 1216, la mission de France fut confiée au nouveau franciscain,qui commença, avec plusieurs frères, à prêcher en différents lieux. Ils supportaient le froid, le chaud et toutes les incommodités des saison : sans jamais se plaindre. S'il y avait dans la localité une église on communauté dans laquelle on chantât l''office des matines durant la nuit, ils s'y transportaient tous ensemble ; sinon ils les récitaient en particulier, à la maison qu'ils habitaient. La première partie de la journée était consacrée à adorer Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement de l'autel, et si personne à midi ne leur avait fourni un peu de nourriture, ils allaient demander l'aumône de porte en porte. Le reste du jour, jusqu'au soir, était employé à visiter les hôpitaux, à consoler les pauvres, à soigner les lépreux, à soulager les malades et tous ceux qui étaient dans quelque besoin spirituel ou corporel.

Telle était la conduite simple et édifiante du frère Pacifique et de ses compagnons. Sa qualité de ministre provincial de la mission de France l'obligea de parcourir une partie considérable du royaume. Arrivé dans le Hainaut, il fut puissamment aidé dans ses pieuses entreprises par la comtesse Jeanne, fille de Baudouin de Constantinople. On vit s'élever bientôt dans ces contrées des maisons de l'Ordre à Lens, à Saint-Trond, à Valenciennes, à Gand, à Arras, à Bruges et à Oudenarde. Toutes ces communautés furent en peu de temps remplies de religieux, qui répandaient au loin la bonne odeur des vertus de Jésus-Christ. Le frère Pacifique mourut vers le milieu du XIIIe siècle, dans le monastère des Franciscains de Lens, qui parait avoir été le premier de tous ceux qui furent fondés dans le nord de ]a France ». (Extrait des petits Bollandistes, par l'Abbé Guérin, Volume 8, publié en 1876).

 

Nous avons célébré en 2017, le 8e centenaire de son arrivée sur le territoire Français, du mercredi des Cendres jusqu'à la fête de Saint François d'Assise. Il n'existait aucune représentation de lui, ce qui est à présent chose faite par cette icône qui a été réalisée à l'occasion de la clotûre de cette année jubilaire.

 

Mise a jour de la page: le 18 octobre 2017