Sant Salaün ar Folgoat

Sant Salaün ar Folgoat

(Réalisée à partir d'une icône réalisée par l'Atelier Saint André)

Réalisation avril 2019

Icône disponible sur demande

 

 

ob_299315_l1360985cc

Sant Salaün ar Foll

1310-1358

 

Salaün ar Foll est considéré comme simple d'esprit par ses contemporains, mendiant son pain de ferme en ferme en répétant inlassablement « Ave Maria, itroun guerhès Maria (Oh! madame Vierge Marie!) ». Il vit dans une clairière de la forêt près de Lesneven. Il est appelé « Le fou du bois » (Fol ar c'hoad), car selon la légende, il habite dans le creux d’un arbre, dans la forêt. Il passe toutes ses journées à mendier, après avoir assisté à la messe du matin. Salaün ar Fol meurt dans l'indifférence en 1358. Peu après, on découvre sur sa tombe un lys sur lequel est écrit en lettres d'or : « Ave Maria ». En ouvrant sa tombe, on constate que le lys prend racine dans sa bouche. Le « miracle » attire rapidement les foules. On bâtit une chapelle basilique Notre-Dame du Folgoët au lieu désormais appelé Le Folgoët, qui sera érigée en collégiale par le duc Jean V en 1423.

 

Le cantique Patronez Dous ar Folgoat

(Extraits)

 

Gwechall er vro man 'veve Eur paour berr a spered Salaun ar Foll ne ouie Netra Koule lavared Daou her "Ave Maria" Setu e oll bedenn N'ehane ket d'o hana Diwar skourr e wezenn''

Jadis, vivait en ce pays Un pauvre, simple d'esprit, Salomon Le Fou ne savait Pour ainsi dire rien, sinon Deux mots "Ave Maria" Voilà toute sa prière Qu'il ne cessait de chanter Perché sur la branche d'un arbre.

ob_8fc8fd_l1360926cc

 

 

Pell amzer, kan a zavas A-us d'ar wezenn deo. Eun deiz ar vouez a davas, Salaün ne oa mui beo. E ene gant an Elez Oa aet d'ho lez, Itron,Da gana ho madelez Bepred e-tal ho tron.''

Longtemps, le chant s'éleva Au-dessus du gros arbre Un jour, la voix se tut, Salaün n'était plus en vie. Avec les anges, son âme Vous a rejoint, Notre-Dame, en votre cour, Pour chanter votre bonté Chaque jour devant votre trône.

 

Ha lili 'oa diwanet Ez-trumm war bez ar paour, Hoc'h hano-c'houi garanet, En deliou gwenn, en aour. Al lili a ziwane Er genou yen ha mut : Ho floc'hig c'hoaz a gane Hoc'h hano glan d'an dud.

Et un lys a poussé Soudain sur la tombe du pauvre, Avec votre nom marqué, En lettres d'or, sur les pétales blancs. Le lys prenait racine Dans la bouche froide et muette : Votre petit écuyer chantait encore Aux hommes votre Saint Nom.

 

Vel eur mor en em ledas Ar brud dre Vreiz a-bez, Ha Breiziz a ziredas Da bedi war ar bez Hag e-lec'h ar bod lili, Evit ar grasou bet O deus savet da Vari Eun iliz kaer meurbed.

Comme le flux de la mer, se répandit Dans toute la région la rumeur de ce prodige, Et les habitants accoururent Prier sur la tombe. Et à la place du bouquet de lys, En remerciement des grâces reçues, Ils ont construit pour Marie Une magnifique église.

 

Sources texte: wikipedia; Photos: http://www.lavieb-aile.com