Marie qui défait les épines

Notre Dame qui défait les épines

Réalisation avril 2019

Icône disponible sur demande

 

Notre Dame qui ôte les épines

 

Pour résumer brièvement ce vocable, nous avons tous dans notre coeur, des épines qui empêchent de nous convertir et d'avancer vers Dieu (épines d'orgueil, de haine, d'incrédulité, de désespoir, etc...) C'est sûrement qu'en priant Marie, et en le lui demandant, nous pouvons, grâce à sa médiation maternelle, transformer ces blessures sombres et ténébreuses en blessures de lumières et d'amour.

Il est rare que les quatre évangiles relatent le même épisode de la même façon. Ce qu'on peut lire concernant la descente de Croix du corps martyrisé de Jésus par Joseph d'Arimathie (Matthieu 27, 59 ; Marc 15, 46 ; Luc 23, 53 ; Jean 19, 38). Dans la mesure où les femmes présentes au Goglotha, dont Marie, la Mère de Jésus, suivirent les principales étapes de son ensevelissement (Luc 23, 49 ; Matthieu 27, 61), une antique tradition fait état d'une possible remise du corps de Jésus à sa Mère. Celle-ci aurait été la première personne à lui rendre un aspect quelque peu humain. Certains peintres, comme Théodore Chaussériau (1819-1856), n'ont pas hésité à la représenter en train d'ôter la couronne d'épines et essuyant les plaies multiples de la flagellation. Si historiquement, c'est bien Joseph d'Arimathie qui ôta les clous qui retenaient le Saint Corps en Croix (Jean 19, 38), on peut aisément comprendre qu'il fut en cette circonstance le serviteur zélé d'une mère éplorée qui ne pouvait pas matériellement assumer une si lourde tâche.

Un fait mystique relativement récent semble rejoindre cette approche biblique. Effectivement, le samedi 19 septembre 1848, deux jeunes bergers du village de La Salette virent leur apparaître la Mère de Jésus debout, enveloppée de lumière et portant sur la poitrine une croix où les enfants purent voir un Christ cloué. À l'extrémité de chaque bras de la croix, ils virent d'un côté une paire de tenailles et de l'autre un marteau, c'est-à-dire les outils qui conviennent pour ôter clous et épines de ce même Crucifié. La Vierge de La Salette déclara presque aussitôt aux deux enfants, Mélanie (15 ans) et Maximin (12 ans) : « Je suis chargée de prier Mon Fils sans cesse. Vous aurez beau faire, jamais vous ne pourrez me récompenser de la peine que J'ai prise pour vous autres ! ».

L'idée qui préside à ce nouveau vocable est que Marie, Mère de l’Église et donc de nous-mêmes, a non seulement ôté les épines de la tête de Son Fils, mais qu'elle prête également à nous enlever les nôtres : non seulement nos épines physiques, mais aussi celles plus intérieures et spirituelles. Avec nos péchés récurrents, ce sont ces aiguillons douloureux qui nous empêchent de rejoindre la liberté des enfants de Dieu. La Vierge Compatissante ne nous libérera pas de ce qui nous agresse et nous blesse le plus sans notre courageuse coopération personnelle. Il serait vain, par exemple, de lui demander d'être débarrassé de l'épine de l'alcoolisme tout en conservant à portée de main la moindre goutte de ce qui, tout au moins pour un malade alcoolique est un poison. C'est le moment de nous rappeler la sagesse populaire qui énonce : « Aide-toi et le Ciel t'aidera ! ».

 

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D'après un texte extrait de l'excellent livret "Notre Dame qui ôte les épines" Neuvaine pour être libéré de ce qui blesse et mortifie, du Frère Bernard-Marie O.F.S., édité chez Mame.