Chemin de Croix

Chemin de Croix

Deuxième version

Réalisation août 2019

Disponible sur demande

 

Le Chemin de Croix

 

Depuis vingt siècles, la mémoire des dernières heures de la vie de Jésus a retenu l’attention de l’Eglise et la piété des fidèles a trouvé dans le chemin de croix un moyen d’exprimer sa dévotion en dehors de la liturgie proprement dite. Le Vendredi Saint, l’Eglise nous fait suivre le Christ pas à pas dans le combat qu’il a accepté de vivre pour nous racheter de nos péchés.

Le chemin de croix qui accompagne Jésus vers sa mort est une contemplation active qui veut aider chacun à entrer dans le mystère de l’amour de Dieu, manifesté en son Fils. D’autre part, dans l’intercession pour le monde tel que Jésus l’a vécu en s’offrant sur la croix, une telle démarche ne peut se faire que dans la perspective de sa Résurrection à Pâques. Le chemin de croix apparaît donc comme un pèlerinage « en esprit », c’est pourquoi il touche celui qui l’entreprend sous trois aspects, tant physiques que spirituels : la marche, la méditation et l’intercession.

 

La marche

 

Pour épouser les sentiments du Christ, il est nécessaire d’avancer pas à pas. Pour entrer dans les profondeurs de l’amour du Père, il faut qu’un chemin se creuse, de station en station. Le déplacement physique invite à un déplacement intérieur. Il s’agit de se laisser façonner par la marche, de suivre le Christ pas à pas, de nous laisser conduire sur le chemin qu’il emprunte, et non de le précéder. Il s’agit d’entrer plus profondément dans notre condition de disciple.

 

La méditation

 

Le pas à pas s’accompagne du mouvement progressif de la méditation qui nous invite à faire mémoire du chemin accompli par Jésus lui-même. L’Evangile est le fondement de cette méditation qui appelle le pèlerin à une découverte progressive de la miséricorde du Père, en même temps qu’il est invité en contemplant Jésus anéanti sous les coups de la Passion, à reconnaître en lui le Christ, Serviteur de l’amour du Père pour notre humanité.

 

L’intercession

 

Tout pèlerinage s’accompagne de prière. Dans le cadre du chemin de croix, la prière voudrait prendre en charge toutes les situations de souffrance, d’épreuve, de détresse, de mort que nous rencontrons autour de nous dans la vie quotidienne ; toutes les vies des hommes de ce monde que le Christ, dans son mystère pascal, a offertes au Père.

La pratique du Chemin de croix peut se faire de manière solennelle, communautaire et processionnelle ou de manière privée, au sein d’une église ou même en pleine ville.

 

Quelles sont les stations du Chemin de croix ?

 

Le Chemin de la croix n’est pas un acte de sadomasochisme, il est l’unique qui vainc le péché, le mal et la mort, parce qu’il débouche sur la lumière radieuse de la résurrection du Christ, en ouvrant les horizons de la vie nouvelle et pleine. C’est le Chemin de l’espérance et de l’avenir. Celui qui le parcourt avec générosité et avec foi, donne espérance et avenir à l’humanité. Il sème l’espoir.

 

Les 14 stations du  Chemin de Croix

 

Chemin de Croix 1

Première station : Jésus est condamné à mort

 

De l’évangile selon Jn 19, 14-16


"C’était le jour de la préparation de la Pâque. Pilate dit aux Juifs : "Voici votre roi". Mais ils se mirent à crier: ‘A mort ! A mort ! Crucifie-le !’ Alors il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Et ils se saisirent de lui".

 

Chemin de Croix 2

 

Deuxième station : Jésus est chargé de sa croix

 

De l’évangile selon Jn 19, 16b-17a


"Ils se saisirent donc de Jésus. Portant lui-même sa croix, Jésus sortit".

 

Chemin de Croix 3

Troisième station : Jésus tombe sous le bois de la croix

 

Parole de Dieu tirée du Ps 142, 4-7

 

"Quand je suis à bout de souffle, c’est toi qui sais où je vais: sur la route où je mar-che, on m’a tendu un piège. Regarde à droite et vois : personne qui me recon-naisse! Plus de refuge pour moi, personne qui ait souci de ma vie! J’ai crié vers toi, Seigneur ! En disant: « C’est toi mon asile, ma part, sur la terre des vivants. Délivre-moi de mes persécuteurs".

Chemin de Croix 4

Quatrième station : Jésus rencontre sa Mère

 

De l’évangile selon Jean 19,25

 

"Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, Avec la soeur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Madeleine".

 

Chemin de Croix 5

Cinquième station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

 

De l’évangile selon Lc 23, 26


"Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène qui venait de la campagne et ils le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus".

 

Chemin de Croix 6

Sixième station : Véronique essuie la face de Jésus

 

Parole de Dieu tirée d’ Isaïe 53,2-3


"Il n’avait ni beauté ni éclat pour attirer nos regards. Ni prestance pour nous séduire. Il était méprisé et délaissé par les hommes. Homme de douleurs, familier de la souffrance. Comme quelqu’un devant qui on détourne le visage".

 

Chemin de Croix 7

Septième station : Jésus tombe pour la seconde fois

 

Parole de Dieu tirée d’ Isaïe 53, 4-5.

 

 

"Or, ce sont nos souffrances qu’il portait. Et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous le considérions comme un lépreux. Frappé par Dieu et humilié ! Mais lui, il a été châtié à cause de nos crimes. Ecrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est tombé sur lui. Et dans ses blessures nous trouvons notre guérison !"

 

Chemin de Croix 8

Huitième station : Jésus console les filles de Jérusalem

 

De l’évangile de Lc 23, 27-28


"Le peuple, en grande foule, le suivait, Ain-si que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : ‘Femmes de Jérusa-lem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants !"

 

Chemin de Croix 9

Neuvième station : Jésus tombe pour la 3e fois

 

De l’évangile selon Jn 12, 24


"Si le grain de blé ne tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, Il donne beaucoup de fruit".

 

Chemin de Croix 10

Dixième station : Jésus est dépouillé de ses vêtements

 

De l’évangile selon Jean 19,23

 

"Ils prirent ses vêtements et firent quatre parts, une part pour chaque soldat, et la tunique".

 

Chemin de Croix 11

Onzième station : Jésus est attaché à la croix

 

De l’évangile selon Luc 23,33-34

 

"Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils l’y crucifièrent, ainsi que les malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Et Jésus disait : « Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font".

 

Chemin de Croix 12

Douzième station : Jésus meurt sur la croix

 

De l’évangile de Luc 23, 44-46

 

"C’était la sixième heure et la lumière du soleil avait diminué, et l’obscurité couvrait toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Le voile du sanctuaire se déchira par le milieu. Jésus cria d’une voix forte en disant “Père, en tes mains je mets mon esprit”. Avec ces mots il inspira son dernier souffle".

 

Chemin de Croix 13

Treizième station : Jésus est descendu de la Croix

 

De l’évangile selon Luc 23,53

 

"Joseph d’Arimathée descendit le corps, le roula dans un linceul et le mit dans une tombe taillée dans le roc, où personne encore n’avait été placé".

 

Chemin de Croix 14

 

Quatorzième station : Jésus est mis au Tombeau, l'attente de la Résurrection

 

De l’évangile selon Luc 23, 55-56


"Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph: elles regardèrent le tombeau et comment son corps avait été mis. Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et durant le Sabbat, elles se tinrent en repos, selon le précepte".

 

Chemin de Croix 15

15e station : La resurrection de Jésus, il descend aux Enfers

 

De l’évangile selon Luc 24, 4a.5b

 

 

"Le premier jour de la semaine, de grand matin, les femmes vinrent à la tombe en portant les aromates qu’elles avaient préparés… Deux hommes en vêtements éblouissants leur dirent: « Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts? Il n’est pas ici, mais il est ressuscité".

 

(texte extrait du site eglise.catholique.fr)

 

Appendice

 

Jésus descend aux Enfers

 

 

Du Livre des Actes des Apôtres 2, 31

 

"Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption". (Actes des Apôtres 2, 31).

 

En français, « les enfers » (au pluriel) traduisent le séjour des morts chez les anciens, le sheolen hébreu, l’hadès en grec. Les enfers sont donc le lieu où vont les morts, sans distinction entre les bons appelés à être sauvés et les méchants qui seront damnés – et iront donc en « enfer » (au singulier). En effet, la notion d’enfer et de Paradis, de damnation et de salut après la mort est apparue tardivement dans le judaïsme. Elle est attestée dans la Bible au IIe siècle av. J.-C.,  dans les Livres de Daniel et le Deuxième Livre des Maccabées. Les enfers sont donc un lieu « neutre » mais à connotation triste, de mort, et coupé de la présence de Dieu.

 

Entre sa mort sur la croix dans l’après-midi du Vendredi Saint et sa résurrection au matin du Dimanche de Pâques, donc essentiellement lors du Samedi Saint, le Christ est « descendu aux enfers ». Il a séjourné parmi les morts. Le Samedi Saint est par conséquent un temps de vide, de silence, d’absence de Dieu qui s’est retiré du monde, puisque le voile du Temple se déchire à la mort du Christ. Cela signifie que la gloire du Seigneur qui demeurait dans le Temple de Jérusalem le quitte. C’est pour cela qu’aucune messe n’est célébrée le Vendredi Saint, mais seulement des offices, ni le Samedi Saint et que les tabernacles de toutes les églises sont vides de la Présence eucharistique. Le signe est fort et mérite d’être profondément médité: Dieu a quitté sa demeure par l’action des hommes.

 

La résurrection du Christ, le troisième jour, le fait sortir des enfers pour rejoindre le monde des vivants. Par sa résurrection, Il pourra nous faire sortir nous-mêmes des enfers et ressusciter avec lui au Dernier Jour. Le sens théologique de cette descente aux enfers est aussi plus largement que, quelles que soient les morts, grandes et petites, auxquelles nous sommes confrontés, le Christ nous y a précédé et peut nous en sortir. Ce que les chrétiens célèbrent à Pâques, c’est donc la victoire de la vie sur la mort, par le Christ qui est le Vivant par excellence, parce qu’Il a traversé la mort.

 

 

Texte extrait du site www.reponses-catholiques.fr