Vita de Saint François

Vita de Saint François d'Assise

Réalisation août 2020

Réalisation possible sur commande

 

Cette icône reprend différentes évènements majeurs emblématiques de la vie du Poverello d’Assise. Elle est inspirée très largement des œuvres de Giotto, et de Cimabue.

 

Les scènes ne sont pas dans des espaces clos, elles sont toutes ouvertes, ce qui rappelle que le message de Saint François n’est pas limité dans le temps, qu’il est intemporel.

Les bordures rouges et blanches encadrant l’icône, symbolisent la Miséricorde Divine qui entoure et englobe toutes choses. Les bordures rouges des auréoles, rappellent la sainteté de la personne qui a donné sa vie donnée à et pour le Seigneur Dieu.

L’icône se lit dans le sens des aiguilles d’une montre de la 2e scène à gauche de l’icône :

 

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Né en 1181/1182, François, de son nom de baptême Jean Bernardone était fils d’un marchand de tissus, que l’on pourrait classer dans la bourgeoisie d’Assise. Le père, ayant fait un voyage d’affaire assez fructueux en France, avait surnommé son fils Jean, « Francesco », c’est à dire « Le petit Français », c’est sur ce surnom que François est universellement connu. Dans sa jeunesse il était nommé le Roi de la jeunesse dorée d’Assise, flambeur, faisant toujours la fête, il faisait partie, de ce que nous appellerions aujourd’hui la jet set…Épris du désir de chevalerie, nous sommes dans la période Courtoise, François s’y engage, mais, très rapidement, il est fait prisonnier, puis tombe dans une sorte de dépression. C’est ainsi qu’une nuit, en songe, il vit le Christ lui faisant voir un somptueux palais rempli d'armes (1ere scène) (Cf. Vita prima, ch. 2).

 

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Un peu plus tard, François croise un chevalier pauvrement vêtu, il lui remet ses vêtements. (2e scène) (CF ; Vita secunda ch. 2).

 

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François se mit alors au service des lépreux (3e scène) : « leur vue me semblait insupportable, note-t-il dans son Testament et vécut une vraie conversion : « ce qui me semblait si amer s’était changé pour moi en douceur pour l’esprit et pour le corps ». Cet événement fut très important pour lui, car c’est le seul évènement autobiographique que nous ayons dans ses écrits, et il marqua un tournant dans sa vie : « J’attendis peu, et je dis adieu au monde ». (Cf. 3 Compagnons, 4).

Dans cette scène, Saint François est représenté en attitude de serviteur. Comme le Seigneur, lors de la Cène, il le tablier autour de la taille, et lave les pieds des lépreux. Il est dans l’attitude des mineurs, est incliné devant eux, à leur niveau.

 

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Quelques temps plus tard, François entre dans la petite église ruinée de Saint Damien, il entend le Christ lui dire : « François, va et répare mon Eglise qui tombe en ruine » (4e scène). (Cf. Vita Prima ch. 8).

La croix lumineuse toute d’or, dans le choeur sombre de l’église de Saint Damien, évoque, bien entendu la croix glorieuse, mais symbolise avant tout ce que François écrivait dans sa célèbre Prière devant le Crucifix : « Dieu très-haut et glorieux, viens éclairer les ténèbres de mon coeur…. »

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Le père de François est excédé par le comportement de son fils, qui dilapide la fortune familiale en vendant les tissus de sa boutique et en distribuant l'argent aux pauvres ainsi que pour la restauration des églises. Il convoque son fils sur la place centrale d’Assise, et lui demande des comptes. François se dévêt de ses vêtements, les lui remets, et dis : « Désormais je ne dirais plus Pierre Bernardone mon père, mais Notre Père qui est aux cieux ». Aussitôt, l’évêque le couvre de son manteau (scène 5). (3 Compagnons, 6).

En arrière plan, du côté du père de François, il y a la maison avec une porte large et spacieuse, tandis que du côté de l’évêque, se trouve une maison avec une porte moins spacieuse. Cela rappelle ce qui est écrit dans l’Evangile : « Large et spacieuse est le chemin qui mène au péché, et étroit et épineux, est le chemin qui mène à la maison du Père...

 

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Nous faisons un bond dans la vie de François, et sautons quelques années. François à beaucoup prêché, rassemblé des Frères autour de lui. En 1212, après avoir prêché à Assise, Claire désirant rejoindre François, reçoit l’habit à la Portioncule, dans la nuit du Dimanche des Rameaux (scène 6).

 

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L’Église Catholique est fragilisée par le système féodal, une nuit le Pape Innocent à un songe : il voit la Basilique Saint Jean de Latran sur le point de s’écrouler, mais soutenue par un petit moine qui, de ses bras, la retient (scène 7).

La voilure qui vole, près de François évoque le vent de l’Esprit qui souffle partout...

 

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Nous revenons un peu en arrière, dans la chronologie de la vie de Saint François, au printemps 1209, François se rend à Rome avec 11 frères, ou le Pape Innocent approuve la Règle (scène 8). (Vita Prima, 13).

 

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Nous passons maintenant à une "généralité" de la vie de François, qui aimait à passer du temps en solitude, avec son Seigneur, (scène 9), notamment afin de discerner les décisions importantes qu’il avait à prendre.

 

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En 1219, en pleine croisade, François se rend à Damiette, où il rencontre le Sultan (scène 10).

 

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Marchant sur la route de Spolète, à proximité de Bevagna, il prêche aux oiseaux qui se rassemblent pour l’écouter (scène 11) : « Mes frères les oiseaux, vous avez bien sujet de louer votre créateur et de l’aimer toujours ; Il vous a donné des plumes pour vous vêtir, des ailes pour voler et tout ce dont vous avez besoin pour vivre. De toutes les créatures de Dieu, c’est vous qui avez meilleure grâce ; il vous a dévolu pour champ l’espace et sa simplicité. Vous n’avez ni à semer, ni à moissonner » il vous donne le vivre et le couvert sans que vous ayez à vous en inquiéter ». et « les oiseaux exprimèrent à leur façon une admirable joie ; ils allongeaient le cou, déployaient les ailes, ouvraient le bec et regardaient attentivement. » Lui allait et venait parmi eux, frôlant de sa tunique et leurs têtes et leurs corps. Finalement, il les bénit, traça sur eux le signe de la croix et leur permit de s’envoler. Il reprit la route avec ses compagnons et, délirant de joie, rendit grâce à Dieu qui est ainsi reconnu et vénéré de toutes ses créatures. Il n’était pas simple d’esprit, mais il avait la grâce de la simplicité. Aussi s’accusa-t-il de négligence pour n’avoir pas encore prêché aux oiseaux puisque ces animaux écoutaient avec tant de respect la parole de Dieu. Et à partir de ce jour, il ne manquait pas d’exhorter tous les oiseaux, tous les animaux, les reptiles et même les créatures insensibles, à louer et aimer le Créateur, car à l’invocation du nom du Sauveur, il faisait tous les jours l’expérience de leur docilité (Vita Prima ch. 21).

 

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Aux environs de l’année 1220, il y avait un loup qui terrorisait la ville de Gubbio dévorant non seulement les animaux mais s’attaquant aussi aux hommes. Les habitants sont effrayés car la terrible bête s’aventure souvent jusqu’aux abords de la commune. Saint François décide alors de partir à la rencontre du monstre. À son approche, celui-ci s’apprête à bondir, la gueule béante, mais l’homme de Dieu fait un signe de croix et lui dit : « Viens ici, frère loup, je t’ordonne au nom de Jésus-Christ de ne faire aucun mal, ni à moi ni à personne ».

Le loup obtempère sur-le-champ et s’allonge aux pieds du saint. L’homme continue de parler à l’animal qui, touché par tant de grâce et de bonté, remue la queue et baisse les yeux en signe d’assentiment. Puis saint François promet à la bête qu’elle ne souffrira plus jamais de la faim, car il sait que seule cette raison la pousse à commettre ses méfaits à la condition qu’il renonce à s’attaquer aux créatures de Dieu, hommes ou bêtes. Et saint François de lui demander un signe pour sceller sa promesse. À ces mots, le loup soulève la patte et la pose délicatement dans la main de l’homme .

Un geste qu’il fera une seconde fois lorsque saint François prêchera la cause de l’animal devant la population rassemblée, avant de leur faire promettre de le nourrir jusqu’à la fin de sa vie.

À compter de ce jour, on vit le loup entrer et sortir librement de toutes les maisons de Gubbio, où jamais il ne commit le moindre mal ni ne reçut de coups (scène 12). (Fiorettis ch. 21).

 

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Deux ans avant sa mort, saint François s'est retiré en Toscane avec cinq de ses Frères les plus proches, sur le mont Alverne, afin d'y célébrer l'Assomption de la Très Sainte Vierge et préparer la fête de l'archange saint Michel par quarante jours de jeûne. C'était aux environs de la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix. Agenouillé devant sa cellule, François s’est mit en prière fervente les bras étendus dans l'attente de l'aube, et a été l'objet d'une grâce exceptionnelle. Le Seigneur crucifié, sous l’aspect d'un séraphin à six ailes, lui est apparu. Après avoir passé un moment avec lui en conversation, il l’a quitté en laissant imprimés sur son corps les stigmates sacrés (scène 13).

 

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François, très malade, sentant sœur la mort arriver, se fit amener à la Portioncule et se fit poser à même la terre, puis il rendit son âme à Dieu, c'était le samedi 3 octobre 1226 au chant des alouettes (scène 14).

 

 

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La 15e scène, que l’on pourrait appeler « l’apothéose », est bien entendu la représentation de Saint François, au centre de l’icône, reprenant la célèbre fresque de Cimabue, considérée depuis toujours comme étant la représentation la plus fidèle de ce qu’était Saint François. Elle est mondialement connue sous le nom de Poverello, c'est à dire "le Petit Pauvre", car telle est François d’Assise et tel est son message...

 

Présentation de l'icône de la Vita de Saint François d'Assise

(9 mn 18)

 

 

Dernière mise à jour de cette page: le 23 octobre 2020