Christ Roi de l'Univers

Krist Roue ar Hollved

Le Christ Roi de l'Univers

Réalisation novembre 2017

Disponible sur demande

 

Traduction

"E teuy da vorn ar re veo nag ar re varo ha ne vo fin ebed d'e rouantelez": 

"Il reviendra pour juger les vivants et les morts et son règne n'aura pas de fin".

 

Le Christ Roi de l’Univers

 

La Fête du Christ Roi de l’Univers

 

C’est avec la fête du Christ-Roi de l’Univers, instituée en 1925 par le Pape Pie XI, que s’achève l’année liturgique. Nous célébrons celui qui n’est pas roi à la manière des princes d’ici-bas mais qui s’abaisse et livre sa vie pour tous, afin que tous nous régnions dans la gloire à ses côtés. La fête du Christ-Roi veut ainsi convertir nos cœurs et nos représentations, pour que nous comprenions que la puissance véritable réside mystérieusement dans l’abaissement et le don de soi. Son règne est celui de la justice et de l’amour, objet de toute espérance et dont l’édification patiente est la mission de chaque homme. Précédent l’entrée dans le temps de l’Avent et marquant la fin d’une année liturgique, cette fête nous invite ainsi à célébrer Celui qui, par-delà les ans, domine l’histoire depuis son commencement jusqu’à son achèvement en Dieu. (Texte extrait du site lerosairesaintmaur.org).

 

Homélie du Père Colomb pour la solennité du Christ Roi

 

La fête du Christ Roi fut instituée en 1925 par le pape Pie XI. Pâques, l’Ascension, l’Épiphanie fêtent aussi la royauté du Christ. Et bien, alors pourquoi cette fête ? Pour nous inviter à découvrir la royauté paradoxale du Christ. Une royauté qui ne vient pas du monde comme le dit le Seigneur dans son dialogue avec Pilate. La Royauté du Christ est règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d’amour et de paix (préface du jour).

L’évangéliste st Jean nous permet de pressentir ce que signifie la royauté du Christ. Lorsque Jésus est arrêté à Gethsémani, il est conduit chez le grand prêtre et dans cette partie juive de son procès, ce qui est en cause, c’est son identité. Est-il le Christ, le Fils du Béni (Mc 14,61), le Fils de Dieu (Mt 26, 63), de quel droit peut-il pardonner ? Dieu seul peut pardonner ! Comment Jésus peut-il s’arroger ce droit ?

Devant Pilate, ces questions religieuses ne sont pas importantes et les questions de Pilate portent sur la royauté du christ : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répond que sa royauté ne vient pas de ce monde et l’échange entre Jésus et Pilate se termine sur la question de la vérité : « Qu’est-ce que la vérité ? » Le Christ répond aux deux questions de Pilate : « Es-tu le roi des Juifs ? » « Qu’est-ce que la vérité ? »

Le Christ est roi parce qu’il a donné sa vie, il refuse le messianisme triomphant quand le peuple juif veut le faire roi. Il est roi mais la foule versatile, la foule qui l’acclame, la foule qui chante « Hosanna au Fils de David », la foule qui voulait le faire roi pour libérer Israël de l’occupant romain, cette foule demandera sa mort et lui préfèrera Barabbas !

Cette foule demandera sa mort au cri de « Crucifie le ! » et ce roi finira entre deux bandits, exposé à la vindicte publique, roi vaincu par la haine des hommes ! Il est l’alpha et l’oméga. Du début à la fin, de Bethléem au Golgotha, de l’humilité et de la pauvreté de sa naissance à la solitude de sa mort, le christ nous montre une royauté paradoxale : une royauté qui a rendu témoignage à la vérité !

 

Qu’est-ce que la vérité ?

 

Dans ses questions à Jésus, Pilate argumente, il utilise sa raison, il veut sauver Jésus, il ne le croit pas coupable et le trouble s’empare de lui lorsque la foule demandera la libération du criminel Barabbas. Pilate fait bien son travail, il accomplit son devoir d’état. Il voudrait libérer Jésus et il essaye de le convaincre de se montrer raisonnable : « Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et le pouvoir de te crucifier ? » (Jn 19, 10). Pilate ne comprend pas que Jésus est venu pour rendre témoignage à la vérité, rendre témoignage au Père, glorifier le Père. La Gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, la Gloire de Dieu, c’est le Fils crucifié puis ressuscité !

La croix est le prix de l’amour, le carrefour de la vérité. Au pied d’elle se retrouvent ceux qui tuent et Celui qui aime, jusqu’à aimer ses ennemis ! Oui le christ est roi parce qu’il donne sa vie et st Hilaire pourra écrire : « Il faut nous glisser dans le mystère de Dieu qui a choisi l’humilité, le don total, la folie de la croix ». Et c’est pourquoi son royaume n’est pas de ce monde, son royaume n’a pas de frontière, son royaume est dans les cœurs des hommes : « Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix ».

Le royaume de Dieu, ce sont les semences d’amour ici et là, c’est la fraternité vécue par les hommes dans ce monde inconscient du péché et paradoxalement avide de libération. La croix, c’est la réponse à Pilate : « Qu’est-ce que la vérité ? ». Seigneur, nous qui sommes en quête de la Vérité, nous te prions « que ton règne vienne ! »

Questions : qu’en est-il du Royaume pour moi ? Est-ce que je rends témoignage par la fidélité de ma vie, par mon engagement à la suite du Christ ? Suis-je au service de la Vérité ? Est-ce que j’aime mes frères dans le service quotidien qui est le mien ? Suis-je un maillon dans l’Église, cette chaîne de salut, qui veut mettre les hommes debout au nom de l’Évangile ? Face à l’injustice, au mal, à la violence, quelle est ma réaction ? Ne suis-je pas comme le peuple juif au temps de Jésus, lorsque j’attends des solutions immédiates, lorsque je recherche l’homme providentiel, lorsque je sacre des rois de pacotille ?

 

Lecture patristique : Homélie de saint Jean Chrysostome (+ 407)

(Homélie sur la croix et le larron, 1,3-4, PG 49, 403-40.)


Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne (Lc 23,42). Le larron n'a pas osé faire cette prière avant d'avoir déposé par son aveu le fardeau de ses péchés. Tu vois, chrétien, quelle est la puissance de la confession! Il a avoué ses péchés et le paradis s'est ouvert. Il a avoué ses péchés et il a eu assez d'assurance pour demander le Royaume après ses brigandages.

Songes-tu à tous les bienfaits que la croix nous procure ? Tu veux connaître le Royaume ? Dis-moi : Que vois-tu donc ici qui y ressemble ? Tu as sous les yeux les clous et une croix, mais cette croix même, disait Jésus, est bien le signe du Royaume. Et moi, en le voyant sur la croix, je le proclame roi. Ne revient-il pas à un roi de mourir pour ses sujets ? Lui-même l'a dit : Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis (Jn 10,11). C'est également vrai pour un bon roi : lui aussi donne sa vie pour ses sujets. Je le proclamerai donc roi à cause du don qu'il a fait de sa vie. Seigneur, souviens-toi de moi quand tu seras dans ton Royaume.

Comprends-tu maintenant comment la croix est le signe du Royaume ? Si tu le veux, voici encore une autre preuve. Le Christ n'a pas laissé sa croix sur la terre, mais il l'a soulevée et emportée avec lui dans le ciel. Nous le savons parce qu'il l'aura près de lui quand il reviendra dans la gloire. Tout cela pour t'apprendre combien est vénérable la croix qu'il a appelée sa gloire.

Lorsque le Fils de l'homme viendra, le soleil s'obscurcira et la lune perdra son éclat (Mt 24,29). Il régnera alors une clarté si vive que même les étoiles les plus brillantes seront éclipsées. Les étoiles tomberont du ciel. Alors paraîtra dans le ciel le signe du Fils de l'homme (Mt 24,29-30).

Tu vois quelle est la puissance du signe de la croix ! Quand un roi entre dans une ville, les soldats prennent les étendards, les hissent sur leurs épaules et marchent devant lui pour annoncer son arrivée. C'est ainsi que des légions d'anges et d'archanges précéderont le Christ, lorsqu'il descendra du ciel. Ils porteront sur leurs épaules ce signe annonciateur de la venue de notre Roi.

 

Prière

 

Dieu éternel, tu as voulu fonder toutes choses en ton Fils bien-aimé, le Roi de l'univers ; fais que toute la création, libérée de la servitude, reconnaisse ta puissance et te glorifie sans fin. Par Jésus Christ.

(Extrait du site mission.mepasie.org)